De l’amiante à l’usine d’eau potable de Sainte-Foy

C’est un paquet de soucis d’enlever de l’amiante dans un bâtiment «ordinaire». Imaginez quand il faut retirer le contaminant de l’usine de traitement de l’eau potable du secteur Sainte-Foy.

Depuis quelques années, la Ville retape cette installation qui purifie l’eau avant de l’envoyer dans l’aqueduc municipal. De 2018 au printemps 2020, un débours de 41,4 millions $ avait été annoncé pour la rénover. 

En plus, dans son plus récent Plan d’investissement quinquennal, la mairie prévoit décaisser 25,6 millions $ d’ici 2024 afin de «maintenir la fiabilité des équipements» de l’usine construite il y a «plus de 40 ans». Aussi pour s’assurer qu’elle sera en mesure de prendre le relais si celle de Québec connait des ratés.

Et sur la longue liste de besognes à abattre, figure l’enlèvement de l’amiante. 

«Des travaux de réfection et de mise aux normes sont en cours à l’usine de traitement d’eau potable de Sainte-Foy», expose la conseillère en communication Wendy Whittom. «Nous profitons du contexte de ces travaux pour faire retirer l’amiante qui servait principalement d’isolant au bâtiment.»

Risques?

Est-ce que l’eau bue par les Québécois pourrait être souillée durant le chantier? Mme Whittom se fait rassurante : «Il n’y a pas de lien entre ces travaux et le traitement de l’eau en soi, et d’aucune façon l’eau n’a été ou ne sera en contact avec de l’amiante. Il n’y a aucun risque de contamination, ni des lieux, ni de l’air. Les travaux seront effectués par des spécialistes qui respectent les procédures particulières à suivre lors de travaux en présence d’amiante.»

Le contrat de 50 000 $ a été octroyé à une entreprise de Sherbrooke, Décontamination I.G.R.

Au fait, dans son site Web, la mairie de la capitale présente une statistique intéressante : «Chaque année, la Ville traite environ 92 millions de mètres cubes d’eau pour la rendre potable. C’est l’équivalent de deux fois le contenu du Colisée de Québec!»