Un premier Festival Bière et Poutine aura lieu en septembre prochain à Trois-Rivières.

De la poutine pour attirer les Québécois au Vermont

L'Office du tourisme du Vermont tente d'attirer les Québécois sur son territoire avec... de la poutine.
Dans une courte publicité mise en ligne le 1er juillet, l'un des deux États américains voisins de la Belle Province présente ses attraits et invite ses résidents à venir y «fêter la vie». «Nous partageons plus qu'une frontière», affirme une voix féminine hors champ alors que défilent des images de bières et d'une poutine. 
Le responsable de l'Office du tourisme du Vermont, Steven Cook, dit être un «immense partisan» du Québec et s'y rendre très souvent pour visiter des amis. Il a lui-même conçu la publicité avec des collaborateurs. «Nous sommes étonnamment similaires, notamment au niveau de la nourriture, de la bière et de la grande hospitalité. Et c'est ce que j'ai voulu démontrer», a expliqué au téléphone M. Cook. 
Mais pourquoi de la poutine? «C'est mon plat de fin de soirée préféré et il est servi dans beaucoup de restaurants à Burlington», renchérit l'Américain dont l'intention n'était pas d'attirer la clientèle québécoise avec son plat «national». «C'est vraiment parce que je trouvais qu'il symbolisait ce que nous avions en commun, la bonne bouffe et la bière!»
Il se félicite d'ailleurs de provoquer cette réaction, signe selon lui que la publicité est efficace. «Nous avons eu beaucoup de commentaires positifs, aussi parce que nous en avons fait une plus longue dans laquelle le gouverneur du Vermont souhaite bon 150e aux Canadiens», dit-il.
M. Cook assure par ailleurs que les habitants du Vermont savent que le mélange frites-sauce-fromage est originaire du Québec. «Oui oui, on sait que ça vient du Canada», a-t-il spontanément répondu sans se douter de la sensibilité identitaire de sa réponse. Lorsqu'invité à préciser si vraiment, les Vermontois savaient que la poutine venait du Québec, il a fait amende honorable. «Je vous le promets, ils le savent. D'ailleurs, il y a beaucoup de traces de chez vous ici. Il faut venir nous visiter pour voir!»