Il en coûtera près de 200 millions $ supplémentaires pour remplacer les deux traversiers qui relient Tadoussac et Baie-Sainte-Catherine. Toujours en construction, les navires devaient être livrés en 2015.

De 125 à 324 millions $ pour deux traversiers

EXCLUSIF / Le coût total et final des deux futurs traversiers qui relieront Tadoussac et Baie-Sainte-Catherine s’élèvera à 324 millions $, a appris Le Soleil. Il avait été prévu au départ, en 2011, que la facture de ces navires construits au Chantier Davie serait de 125 millions $.

Depuis plus d’un an, l’estimation du prix final tournait autour de 250 millions $. La ministre de l’Économie, Dominique Anglade, a toutefois laissé entendre en décembre que la facture totale pourrait être encore plus élevée.

Ce sont les experts de son ministère qui ont déterminé que le prix de la construction du Armand-Imbeau II et du Jos-Deschênes II sera de 324 millions $, selon nos informations. La construction du premier serait complétée à 98 % et celle du second à 79 %.

Le chantier maritime Davie devrait livrer à la Société des traversiers du Québec le Armand-Imbeau II cet été et le Jos-Deschênes II cet automne. Ils n’entreront cependant pas en service tout de suite.

Il faudra dans les deux cas compter quelques semaines de plus. Aucune date précise n’aurait toutefois encore été arrêtée.

Si la question du coût est désormais réglée, un certain flou subsiste donc au chapitre de la mise en service entre Tadoussac et Baie-Sainte-Catherine.

À l’origine, ces deux traversiers devaient être livrés et mis en exploitation en 2015.

Évaluations bancales

Il appert que c’est en raison d’une mauvaise évaluation des coûts à l’origine, mais aussi des besoins, ainsi qu’en raison de nouvelles exigences décidées en cours de route, que la facture est près de trois fois plus élevée que celle qui avait été prévue.

L’été dernier, le ministère de l’Économie a récupéré ce contrat en lieu et place de la Société des traversiers du Québec, qui ne parvenait plus à s’entendre avec la Davie sur la suite des choses. Une équipe du ministère a alors été mandatée pour superviser les travaux, tenter de maîtriser le plus possible les coûts finaux et s’assurer que les millions dépensés allaient tous à la construction comme telle.