Avec 3000 explosifs et une dizaine d’artificiers à bord, le spectacle est prêt à commencer sur le coup de 22 heures.

Dans les coulisses des Grands Feux... sur le fleuve [VIDÉO]

Le fleuve Saint-Laurent renferme de nombreux défis techniques pour l’organisation des Grands Feux Loto-Québec, entre l’interruption du trafic maritime et l’instabilité des marées.

Vers 20h30, les soirs de Grands Feux, deux remorqueurs vont récupérer une barge d’un peu de plus 500 mètres carrés au quai 28 du Port de Québec. Elle sera touée entre la place des Canotiers, à Québec, et le quai Paquet, à Lévis. Quelque 950 mètres séparent les deux rives. La barge n’est pas ancrée. C’est la tension des câbles de 30 à 50 mètres tirés par les deux remorqueurs qui stabilise la barge. Un seul pilote dirige l’opération. L’autre ne fait que suivre les instructions.

«La production pyrotechnique maritime complexifie le travail», explique le responsable des opérations maritimes et de la sécurité, Richard Hébert, à bord du Versatile, l’embarcation de secours des Grands Feux Loto-Québec, qui cumule 61 feux sur barge.

Puis, entre 21h30 et 22h30 environ, le trafic commercial sur la voie maritime est ralenti aux Escoumins et à Trois-Rivières. Les plaisanciers sont avisés, mais l’équipe des Grands Feux peut compter sur la collaboration de la Garde côtière, de Transport Canada, de la Sûreté du Québec et d’une sécurité privée. Il sera alors interdit de circuler dans un périmètre de sécurité de 350 mètres autour de la barge. 

Et en situation d’urgence, des points stratégiques sont dégagés sur les rives pour permettre une évacuation rapide des blessés, précise M. Hébert.

Avec 3000 explosifs et une dizaine d’artificiers à bord, le spectacle est prêt à commencer sur le coup de 22 heures. Pour y arriver, près de 300 heures de travail et une trentaine de personnes auront été nécessaires.

Éric Fréchette, artificier et vice-président de l’entreprise FAE Pyrotechnie, est le concepteur des deux prochains feux qui illumineront le ciel les 14 et 21 août prochains. 

Il exerce le métier depuis 21 ans. Ce qui caractérise les Grands Feux de la ville de Québec? «La grandeur des tableaux qu’on peut peindre», dit-il, grâce au reflet du fleuve, notamment.

En étroite collaboration avec le directeur artistique des Grands Feux, Ghislain Turcotte, M. Fréchette a débuté la conception des deux spectacles cet hiver, d’abord avec le choix des thématiques : Royal Grand Ballroom, le 14 août, puis Tomorrowland, un hommage à la musique électronique, le 21 août.

Malgré que l’allumage manuel des explosifs demeure le «bonbon» des artificiers, les 1100 départs des quelque 3000 «bombes» qui composent le spectacle se font entièrement par système informatique. Un peu à la manière d’une ligne téléphonique, les feux sont connectés à des lignes. «Le signal est instantané, fait valoir Éric Fréchette. La technologie permet la précision, même le double allumage.»

Vers 20h30, les soirs de Grands Feux, deux remorqueurs vont récupérer une barge d’un peu de plus 500 mètres carrés au quai 28 du Port de Québec.