Le 1er novembre 2017, toutes les accusations qui pesaient contre Daniel Cozak avaient été retirées.

Daniel Cozak de nouveau membre de l’Ordre des chimistes

Ayant bénéficié d’un arrêt des procédures dans un dossier de complot et de production d’ecstasy, le chimiste Daniel Cozak est de nouveau membre de l’Ordre des chimistes du Québec depuis le 8 novembre.

Domenico Sarro, enquêteur en pratique illégale et usurpation de titre à l’Ordre des chimistes, avait au départ contacté Le Soleil le 6 janvier pour indiquer que M. Cozak n’était plus chimiste, ni membre de l’Ordre des chimistes depuis le 1er avril 2016 après parution d’un article sur la poursuite de 22,5 millions $ intentée par M. Cozak contre la Sûreté du Québec et le Directeur des poursuites criminelles et pénales.

M. Sarro s’est cependant rétracté vendredi, contactant de nouveau Le Soleil pour signaler que M. Cozak était redevenu membre de plein droit de l’Ordre des chimistes depuis le 8 novembre 2017, soit une semaine exactement après le retrait de toutes les accusations qui pesaient contre lui. 

«M. Cozak n’était plus membre, car il a été incarcéré deux ans après son arrestation et qu’il n’avait pas payé ses cotisations annuelles durant son incarcération. Quand quelqu’un ne paie plus sa cotisation, il n’est automatiquement plus inscrit au tableau de l’Ordre», a expliqué vendredi Claude Chartrand, syndic de l’Ordre des chimistes.

«Après l’arrêt des procédures intentées contre lui, M. Cozak a payé de nouveau ses cotisations et a donc été réinscrit au tableau de l’Ordre», poursuit-il.

Enquête possible

M. Chartrand a ajouté que dans les cas où une personne bénéficiait d’un arrêt des procédures en raison de l’arrêt Jordan de la Cour suprême, il était tout de même possible que le syndic déclenche une enquête concernant ses agissements.

«Un arrêt des procédures ne veut pas dire que le syndic ne peut pas se poser de sérieuses questions sur ce qui s’est passé. Ça pourrait quand même amener le syndicat à ouvrir une enquête», a-t-il indiqué, refusant toutefois de préciser si c’était le cas dans le dossier de Daniel Cozak.

Une procédure de radiation existe dans le cas de chimistes trouvés coupables d’infractions criminelles. Depuis juin 2017, l’Ordre des chimistes du Québec peut aussi radier un chimiste s’il est accusé d’un crime pour lequel la peine minimale est supérieure à cinq ans de prison. Cette dernière mesure n’a cependant jamais été appliquée à Daniel Cozak. «M. Cozak n’était pas membre de l’Ordre quand la mesure est entrée en force», a expliqué M. Chartrand en terminant.