L'intérieur de la toute nouvelle roulotte Le Marginal de la Société Saint-Vincent-de-Paul de Québec

Cure de jeunesse pour le bus des jeunes de la rue de Québec

La roulotte Le Marginal qui aide les jeunes de la rue fait peau neuve. La Société Saint-Vincent-de-Paul de Québec vient de se doter d'un tout nouveau véhicule pour remplacer l'ancien jugé désuet.
Si vous passez régulièrement au centre-ville, il y a fort à parier que vous ayez déjà vu cette roulotte stationnée dans divers lieux comme la place D'Youville ou le quartier Saint-Roch. Le «Margi», comme on le surnomme, sillonne Québec depuis 1993 pour offrir un repas, des vêtements, ou de l'écoute aux jeunes de la rue.
Des jeunes de plus en plus nombreux, note Mathieu Dechêne, intervenant depuis quatre ans. Le nouveau bus l'aidera à faire son travail, a-t-il dit. «On a maintenant un lavabo avec de l'eau chaude, un frigidaire, un réchaud», a-t-il énuméré à propos du nouveau véhicule inauguré mercredi et aménagé grâce à un don de 111 565 $ des Clubs Lions.
<p>La roulotte Le Marginal qui aide les jeunes de la rue de Québec a fait peau neuve. <strong></strong></p>
À l'intérieur, l'espace impressionne avec ses comptoirs d'acier, ses tables, ses fenêtres.
L'intervenant souligne aussi les banquettes, qui permettent plus d'intimité lors d'une intervention avec un jeune intoxiqué, en détresse ou qui a simplement besoin de jaser un brin pour briser l'isolement.
Cette année, Marginal a servi 10 700 repas. Ce centre d'aide ambulant offre aussi des sacs de nourriture pour une journée remplis avec des denrées venant de Moisson Québec. Au total, la roulotte aura reçu la visite de 6500 utilisateurs, indique la directrice générale de la Société Saint-Vincent-de-Paul de Québec, Chantal Godin.
La nouvelle roulotte n'est d'ailleurs pas utilisée que par cet organisme. Le Marginal est aussi loué le mercredi et le jeudi soir par un autre organisme, TRIP Jeunesse Beauport, qui aide les 12 à 25 ans.
«Pour nous, la roulotte est plus un milieu de vie. Comme on est travailleurs de rue, ça nous permet d'avoir un lieu fixe où les jeunes peuvent venir nous voir», a expliqué Max, travailleur de rue pour TRIP Jeunesse. «On l'utilise aussi pour aller dans les écoles de l'arrondissement les mercredis et jeudis midi.»