Le pdg de Croisières AML, Yan Hamel, a confirmé au Soleil son intention de repenser le kiosque, trop petit et démodé, pour en faire une «véritable gare fluviale».

Croisières AML aura un nouveau pavillon dans le Vieux-Port

Désuète, la billetterie de Croisières AML dans le Vieux-Port de Québec sera démolie et remplacée par un pavillon beaucoup plus grand, au design harmonisé avec la place des Canotiers et la promenade Samuel-De Champlain. Plusieurs millions de dollars seront investis.

Le président-directeur général de Croisières AML, Yan Hamel, a confirmé au Soleil son intention de repenser le kiosque, trop petit et démodé, pour en faire une «véritable gare fluviale».

«Il faut se mettre dans le contexte où le tourisme a évolué beaucoup au fil des années. L’industrie s’est développée et les attentes des clients aussi. Maintenant, on parle beaucoup de parcours client. Ça n’inclut pas juste ce qui passe sur le bateau, mais toute la partie terrestre qui est en lien avec l’activité», explique le gestionnaire. 

M. Hamel fait remarquer que les clients du Louis-Jolliet et des croisières fluviales Québec-Montréal proviennent de l’extérieur du Québec à 65 %. Ils sont donc en mesure de comparer les installations d’AML avec ce qui se fait ailleurs dans le monde. 

Le pdg a lui aussi remarqué ce qui se fait dans les grandes villes portuaires et s’en est inspiré pour les installations de Québec. 

L’aménagement de la place des Canotiers a également été un déclencheur. Pour s’assurer d’une bonne harmonisation avec les environs, Croisières AML a d’ailleurs embauché le consortium d’architectes formé des firmes Daoust Lestage et ABCP architecture qui a conçu la place publique et le stationnement des Canotiers. Daoust Lestage est aussi derrière la promenade Samuel-de-Champlain. 

Si les plans ne sont pas définitifs, il est déjà acquis que la superficie du pavillon sera quadruplée. Il y aura toujours un espace fermé pour la billetterie. S’ajoutera une aire d’attente à l’abri des intempéries, sur le modèle d’un abribus. Le toit sera plat et le verre à l’honneur «parce qu’on s’entend que les percées visuelles sont importantes dans le secteur», souligne M. Hamel. 

Ce dernier assure que les pêcheurs, qui ont l’habitude de fréquenter les quais Chouinard et Riviera, pourront continuer de lancer leurs lignes à l’eau. Les cases de stationnement seront préservées. Les autocars pourront encore embarquer ou débarquer des touristes. Au final, c’est donc l’asphalte le grand perdant. 

Travaux dès que possible

Le grand patron de Croisières AML voudrait commencer les travaux «le plus rapidement possible» mais demeure réaliste. Il espère finaliser le concept dans les prochains mois, puis il faudra obtenir les autorisations de la Ville de Québec — «qui est extrêmement collaboratrice» —, mais aussi des ministères de l’Environnement et de la Culture. 

Et comme il n’est pas question de lancer le chantier en haute saison touristique, il faudra probablement attendre à l’automne 2019 pour débuter la construction pour une ouverture officielle en 2020. 

Quant aux coûts, ils seront fixés quand les plans et devis seront finaux. «On parle de millions de dollars, pas de centaines de milliers», précise M. Hamel. 

Le bail pour l’occupation des quais Chouinard et Riviera, propriétés de la Ville de Québec, a été renouvelé l’été dernier pour une période de 20 ans. Le montant du loyer est de 180 020 $ plus taxes pour 2018 et sera indexé annuellement par la suite. 

Le maire Régis Labeaume est heureux de la transformation à venir dans un secteur qu’il voulait plus invitant pour les citoyens de Québec et les touristes. «Comme eux, on veut quelque chose de beau. Ça ne sera plus une petite cabane mais un véritable bâtiment d’accueil», se réjouit-il.  Avec Jean-François Néron