Le ministre des Transports, Jacques Daoust, a fait face aux questions de l'opposition à l'Assemblée nationale.

Crise au MTQ: la faute à la sous-traitance, selon le SFPQ

Le Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec n'est pas surpris de la controverse qui ébranle depuis mercredi le ministère des Transports. Il demande depuis des années que les contrats soient rapatriés à l'interne pour éviter différents problèmes comme ceux qui ont été évoqués au cours des derniers jours.
Au cours d'une entrevue jeudi, le président général du SFPQ, Christian Daigle, a soutenu que le ministère des Transports devrait réembaucher des employés et garder les contrats à l'interne, pour éviter des problèmes liés, par exemple, au fractionnement des contrats - ce qui permet de passer sous le seuil du montant minimum requis pour procéder par appel d'offres.
M. Daigle rappelle qu'à l'époque même de la Commission Charbonneau, son syndicat, comme d'autres, avait soulevé cette question des contrats au MTQ octroyés à l'externe, avec des dépassements de coûts qui s'ensuivaient souvent, sans compter une perte d'expertise au ministère.
Le SFPQ représente environ 4500 syndiqués au ministère des Transports, soit 2500 ouvriers et 2000 fonctionnaires.
Il note d'ailleurs que le problème du fractionnement des contrats n'est pas limité au MTQ et se retrouve dans d'autres ministères.