Criblé de balles par la police, il souffrait de problèmes de santé mentale

Criblé de balles par trois policiers de Québec au terme d’une poursuite en décembre 2016, Martin Gagnon souffrait de problèmes de santé mentale depuis l’adolescence et était probablement en psychose au moment des événements.

C’est ce que révèle le rapport du coroner Donald Nicole sur le décès de l’homme de 39 ans de Lévis. Pris en chasse par la police de Lévis à 1h43 le 27 décembre 2016, Gagnon s’était enfui vers Québec à toute vitesse pour ensuite être poursuivi par la police de Québec. C’est en le percutant et en propulsant sa voiture dans un banc de neige sur l’autoroute Charest, près de l’autoroute Henri-IV, que les policiers ont réussi à mettre fin à la course folle de 20 minutes.

Gagnon a cependant lancé une hache en direction d’une des voitures de police avant de sortir armé d’un couperet de boucher avec lequel il a blessé une policière à l’épaule. C’est là que trois policiers de Québec ont fait feu à 12 reprises, atteignant le forcené sept fois, dont une fois à la tête, causant des blessures mortelles, et une fois au cœur et aux poumons.

Si Gagnon n’était sous l’influence ni de l’alcool ni des drogues, le coroner a cependant noté qu’il souffrait de maladie affective bipolaire depuis plusieurs années et qu’il avait été hospitalisé à plusieurs reprises, la dernière fois trois jours avant le drame pour des épisodes psychotiques maniaques et de l’anxiété. En janvier 2016, il avait été hospitalisé à la suite d’une crise psychotique et une altercation avec quatre policiers.

Les proches de Martin Gagnon ont aussi révélé que ses problèmes de santé mentale remontaient à l’adolescence et qu’il refusait de prendre sa médication. Il était très anxieux le soir du 26 décembre et quelques heures avant le drame, il avait tenu des propos inquiétants et incohérents à ses proches, laissant entendre qu’un événement malheureux allait survenir.