La Centrale des syndicats nationaux (CSN), qui représente quelque 11 000 travailleuses réparties dans plus de 400 CPE au Québec, a confirmé qu'il y aurait une grève lundi.

CPE: le syndicat confirme qu'il y aura une grève lundi

MONTRÉAL - À moins d'un changement de dernière minute, plus de 21 000 enfants ne pourront pas se rendre dans leur Centre de la petite enfance (CPE), lundi, car leurs éducatrices seront en grève.

La Centrale des syndicats nationaux (CSN), qui représente quelque 11 000 travailleuses réparties dans plus de 400 CPE au Québec, a confirmé dans un communiqué dimanche après-midi, qu'il y aurait une grève lundi.

Des lignes de piquetage seront érigées devant plusieurs installations réparties partout dans la province et des manifestations sont prévues notamment à Montréal, Québec, Sherbrooke, Trois-Rivières et Rimouski.

Les syndiquées comptent manifester devant le bureau du ministre de la Famille, Luc Fortin, à Sherbrooke, et devant le bureau de circonscription du premier ministre Philippe Couillard, au Saguenay-Lac-Saint-Jean, puisque ce dernier est député de Roberval.

Dans la métropole, un grand rassemblement aura lieu dans le centre-ville et les manifestants se dirigeront vers les bureaux du ministère de la Famille, situés dans l'est de Montréal, indique-t-on dans le communiqué.

Les négociations entre le gouvernement et le syndicat des travailleuses de CPE ont rompu, jeudi, et n'ont pas repris depuis ce temps et les deux parties continuaient à se jeter le blâme en fin de semaine.

En entrevue, samedi, Louise Labrie, porte-parole du comité national de négociation des CPE CSN, a accusé le gouvernement d'être inflexible sur ce qu'il exige aux travailleuses.

Le ministère de la Famille aurait demandé au syndicat de repousser l'âge de la retraite de 60 à 61 ans ou d'assumer une partie des déficits futurs du régime de retraite - des exigences irrecevables, selon Mme Labrie.

Le syndicat dit avoir proposé d'autres solutions au gouvernement, qui aurait refusé de les considérer.

Joint par téléphone, Karl Filion, porte-parole du ministre de la Famille, Luc Fortin, n'a pas voulu négocier sur la place publique, mais il a réitéré les propos qu'avait tenus M. Fortin dans un communiqué diffusé jeudi.

Dans le communiqué, le gouvernement a reproché au syndicat de «demeurer sur ses positions», ajoutant qu'il était toujours disponible à négocier «jour et nuit s'il le faut».

Après la grève prévue lundi, les travailleuses retourneront dans leurs CPE mardi pour fêter l'Halloween avec les enfants, mais difficile de savoir ce qui se passera par la suite.

«Il va rester cinq jours de grève disponibles, mais ça va dépendre si eux (le gouvernement) bougent ou pas. Mais on ne sait pas à l'heure actuelle à quel moment on va déclencher ces journées-là», a conclu Mme Labrie.

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Nombre de CPE qui seront en grève le 30 octobre par région, selon les chiffres obtenus auprès de la CSN

Côte-Nord 14

Gaspésie-Les îles 7

Outaouais 24

Lanaudière 19

Laurentides 45

Montréal-Laval 142

Abitibi 8

Québec 82

Bas-Saint-Laurent 20

Saguenay-Lac-Saint-Jean 32

Estrie 45

Montérégie 99

Coeur-du-Québec 41