La pandémie de COVID-19 a laissé une forte empreinte sur les ventes au détail du mois de mai dernier au Canada.
La pandémie de COVID-19 a laissé une forte empreinte sur les ventes au détail du mois de mai dernier au Canada.

Ventes au détail: la pandémie de COVID-19 a fait des gagnants et perdants en mai

La Presse Canadienne
OTTAWA — La pandémie de COVID-19 a laissé une forte empreinte sur les ventes au détail du mois de mai dernier au Canada, ayant fait beaucoup de perdants, mais aussi des gagnants, selon les secteurs.

Statistique Canada rapporte vendredi que les ventes ont culbuté de 20 % par rapport au même mois de l’année précédente, à 46,2 milliards $, et qu’il y a eu recul des ventes dans 15 des 19 groupes de marchandises.

Le recul mensuel observé s’explique surtout par la diminution de 44,8 % des ventes de véhicules automobiles. Les ventes de carburants pour les véhicules ont été inférieures de 51,3 %.

Statistique Canada a aussi observé que les ventes de vêtements et de chaussures ont encaissé des diminutions respectives de 56,3 % et de 56,4 %.

En revanche, puisque les consommateurs confinés chez eux ont moins mangé au restaurant, des augmentations de 11,1 % et de 6,9 % ont été enregistrées dans les catégories des aliments et des boissons, respectivement.

Et puisque les conditions météorologiques se sont améliorées en mai, il y a eu une augmentation de 11,5 % des ventes de plantes vivantes, de graines et d’autres accessoires et fournitures pour la maison et le jardin; de 10,2 % des ventes de tondeuses à gazon, de souffleuses et d’outils de jardinage et de 46,4 % de mobilier domestique d’extérieur.

L’agence fédérale a aussi noté une augmentation de 18,6 % des ventes d’articles de sport et de loisirs en mai.

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Hausse record des ventes des fabricants en juin, selon Statistique Canada

Les ventes des fabricants ont affiché une hausse record de 20,7 % en juin pour atteindre 48,7 milliards $, la production ayant redémarré à la suite des interruptions généralisées plus tôt dans l’année, a rapporté vendredi Statistique Canada.

L’augmentation a été alimentée par le secteur des véhicules automobiles et des pièces de véhicules automobiles. Elle survient à la suite d’un gain révisé de 11,6 % en mai, alors que l’analyse initiale de l’agence fédérale faisait état d’une hausse de 10,7 % des ventes des fabricants en mai.

Les économistes tablaient sur une hausse de 16,4 % en juin, d’après la société de données sur les marchés financiers Refinitiv.

L’économiste principal de la Banque Royale Nathan Janzen a estimé que le rebond s’explique essentiellement par une relance des activités à la suite des baisses sans précédent enregistrées en avril.

«Au-delà de ce rebond, le rythme de la reprise sera probablement encore modéré», a-t-il écrit dans une note. À court terme, la reprise est encourageante, mais l’économie fonctionne toujours bien en deçà de sa capacité. Cela devrait encore être le cas à la fin de l’année.

Exprimées en volume, les ventes du secteur de la fabrication se sont accrues de 18,4 % en juin.

Les ventes de l’industrie du matériel de transport ont plus que doublé pour atteindre 8,8 milliards $ en juin, puisque la plupart des usines du secteur de l’automobile ont retrouvé leur rythme de production à la suite des fermetures survenues pendant la pandémie.

Du côté des produits du pétrole et du charbon, les ventes ont grimpé de 31,5 %, à 3,3 milliards $, en raison de la hausse des prix et des volumes alors que la production des raffineries était en hausse.

Malgré ces gains, les ventes totales des fabricants en juin étaient de 13,2 % inférieures à leur niveau d’avant la pandémie en février.

Les ventes des fabricants au deuxième trimestre ont totalisé 125,3 milliards de dollars, en baisse par rapport à 162,4 milliards de dollars au premier trimestre de l’année, soit une baisse record de 22,8 %.

Néanmoins, Statistique Canada a souligné les ventes des fabricants enregistrées en juin se sont avérés 13,2 % inférieures au niveau observé avant la pandémie en février. Au deuxième trimestre, la valeur des ventes des fabricants a été la plus faible enregistrée depuis le troisième trimestre de 2009, vers la fin de la crise financière.