Ce contenu vous est offert gratuitement, il ne vous reste plus de contenu à consulter.
Créez votre compte pour consulter 3 contenus gratuits supplémentaires par jour.
Le Centre Hyperactif, spécialisé en crossfit, est voisin du Méga Fitness Gym.
Le Centre Hyperactif, spécialisé en crossfit, est voisin du Méga Fitness Gym.

Une trentaine de cas de COVID-19 rapportés au Centre Hyperactif de Québec

Émilie Pelletier
Émilie Pelletier
Le Soleil
Article réservé aux abonnés
Une éclosion en cours au gym Centre Hyperactif a fait jusqu’ici une trentaine de cas positifs de COVID-19. La Santé publique régionale exclut toutefois un lien entre cette éclosion et les événements survenus chez son voisin, le Méga Fitness Gym.

Une éclosion s’était déclarée au Centre à la fin du mois de mars, a pu confirmer Le Soleil. Éclosion dont Le Devoir a fait état jeudi. Bien qu’elle semble désormais «contrôlée», l’éclosion a généré au moins une trentaine de cas positifs de COVID-19 dans les deux dernières semaines. 

Le Centre Hyperactif, spécialisé en crossfit, est voisin du Méga Fitness Gym. Les vestiaires sont aussi communs, les deux centres de conditionnement physique ne sont séparés que par une porte, selon les informations confirmées par Le Soleil. 

L’éclosion survenue au Méga Fitness Gym, pour laquelle 580 cas liés de façon directe ou indirecte ont jusqu’ici été trouvés, n’est toutefois pas associée à celle du Centre Hyperactif, selon le CIUSSS de la Capitale-Nationale.

Le Centre Hyperactif ne fait d’ailleurs pas partie des 49 éclosions associées au Méga Fitness Gym, comptabilisées par le CIUSSS.

«L'éclosion du Centre Hyperactif, malgré la proximité physique des deux milieux, n’est pas considérée épidémiologiquement liée à celle du Méga Fitness Gym. Ces deux centres pourraient tout aussi bien être éloignés l’un de l’autre de plusieurs kilomètres», écrit le porte-parole du CIUSSS, Mathieu Boivin. 

Une association entre les deux éclosions est donc «erronée», ajoute le porte-parole, précisant que celle du Centre Hyperactif «ne constitue pas un risque à la santé de la population». 

Le centre de conditionnement physique s'est adressé à ses clients sur Facebook, jeudi, en réaction aux articles publiés à son sujet dans les derniers jours. 

«Nous sommes conscients de ne pas avoir géré la situation de la façon la plus optimale, mais nous avons tenté de réagir le plus rapidement possible en fermant le gym durant ces circonstances inhabituelles. Jamais nous n’avons souhaité manquer de transparence ou mettre la santé de nos membres en danger puisque c’est ce qui nous tient le plus à coeur, votre santé», peut-on lire. 

«N’excluons pas la ventilation» 

La ventilation pourrait raccorder les deux éclosions entre elles, croit plutôt la physicienne Nancy Delagrave, coordonnatrice du collectif COVID-STOP.

Puisque les deux espaces sont communicants et qu’ils partagent le même système d’aération, la ventilation «ne doit pas être exclue» de l’équation, plaide-t-elle. 

«Le mode de transmission aérien est dominant, la littérature le dit depuis la fin août. Dans une situation où il y a un vestiaire partagé, un système d’aération partagé et une porte qui sert de cloison entre les deux gyms, les cas ne sont peut-être pas nécessairement liés, mais on ne peut pas rejeter du revers de la main le rôle de la ventilation. C’est comme si on disait que de la fumée dans l’un ne peut pas passer de l’autre côté», illustre la spécialiste. 

Le Soleil révélait d’ailleurs que le collectif COVID-STOP demande qu’une enquête soit menée sur le rôle de la ventilation dans l’événement «superpropagateur» du Méga Fitness Gym.

À lire aussi : Éclosion majeure au Méga Fitness Gym: la ventilation (aussi) en cause?

«La COVID-19 est un virus respiratoire et le mode de transmission aérien est dominant, parce que le virus voyage d’une personne à l’autre par l’air. Dans des événements superpropagateurs, la seule façon d’infecter beaucoup de personnes, c’est par le même air», défend Nancy Delagrave. 

Visites de la police

Lundi, Le Soleil rapportait que le CIUSSS de la Capitale-Nationale avait demandé l’intervention de la police pour un entrainement à l’extérieur, vraisemblablement organisé par les membres du Centre Hyperactif.

LIRE AUSSI : Un gym de Québec visité par la police pour un entraînement à l'extérieur

Les agents ont effectué des vérifications à deux reprises dans la même journée. Selon des témoins, un groupe de personnes (plus de 10) s’entrainait sur place avec les équipements empruntés à l’intérieur du gym.

Même si les policiers n’ont remis aucun constat d'infraction, la santé publique régionale avait indiqué au Soleil qu’elle évaluerait «elle aussi rapidement cette situation dans son ensemble» afin de s’assurer que la santé et la sécurité de la population n’ont pas été compromises. 

«Nous avons manqué de vigilance au début mais nous nous sommes promptement rattrapés, comme en témoignent les nombreuses visites des policiers et de la santé publique qui se sont toujours terminées sans constat d’infraction. Nous avons mis en place de nouvelles mesures sanitaires plus strictes qui sont désormais respectées à la lettre en conformité avec les consignes de la Santé publique», a aussi écrit le Centre Hyperactif sur sa page Facebook jeudi. Avec Élisabeth Fleury et Judith Desmeules