Éléonore Pedneault, Julia Gagnon, Philippe Blackburn, Simone Paradis et Léane Cormier sont en sixième année à l’ÉcolACTion.
Éléonore Pedneault, Julia Gagnon, Philippe Blackburn, Simone Paradis et Léane Cormier sont en sixième année à l’ÉcolACTion.

Une deuxième rentrée réussie

OPINION / Au début, nous faisions face à beaucoup d’incertitude. Nous ne savions pas si l’école allait ressembler à ce qu’elle était avant la relâche. Hé bien! On peut vous assurer qu’il y a eu beaucoup de changements.

L’un des premiers changements que nous avons constatés est la distanciation sociale. Celle-ci s’est installée dans notre école. Sur le sol, il y a des points à intervalle de deux mètres pour nous indiquer par où circuler tout en respectant la règle du deux mètres. Maintenant, nous devons régulièrement nous laver les mains. En entrant dans la classe, en sortant à l’extérieur, etc. À cet effet, le personnel de l’École a disposé plusieurs stations de désinfectant pour les mains un peu partout. Nous devons également faire preuve de maturité et restreindre les contacts au niveau du visage.

Nous étions excités de revoir nos amis en personne. Nous qui pensions commencer par une matière de base, nous avons eu toute une séance d’explications pour nous montrer comment allait se dérouler le reste de l’année. Notre enseignante a fait en sorte que nous nous sentions bien pendant toute la journée. Comparativement à d’autres écoles, nous avons pu garder la musique et l’éducation physique. Au lieu d’un peu d’anxiété au début de la journée, nous avons terminé la classe sur une note de bonheur absolu.

La journée ne s’est pas déroulée comme nous le pensions, mais elle était bien organisée et nous avons eu du plaisir même avec ces conditions.

Nous voudrions chaleureusement remercier notre enseignante et tout le personnel de notre école pour leur encadrement. Toute l’école a travaillé très fort pour nous recevoir et nous leur en sommes très reconnaissants. Merci à nos enseignants de s’être adaptés et de nous permettre de terminer notre sixième année ensemble.

Éléonore Pedneault

Julia Gagnon

Philippe Blackburn

Simone Paradis

Léane Cormier

Élèves de sixième année à l’ÉcolACTion

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APPRENDRE À SE «DÉTRICOTER»

Au Québec, nous avons la réputation d’être un peuple tricoté serré. Mais dans le contexte de la crise sanitaire que nous traversons, nous devons apprendre à nous «détricoter» les uns des autres, notamment dans nos espaces publics. Juste à titre d’exemple, on n’a qu’à penser à notre présence dans les restaurants.

Le déconfinement amènera tôt ou tard la réouverture officielle de la plupart des restaurants. Je ne sais trop ce qui adviendra de mon resto habituel, là où les vendredis et samedis, des files d’attente ont l’habitude de se créer à l’heure du souper entre 17h et 18h30, dans ce resto où on se marche pratiquement sur les pieds à l’entrée. Entre les tables, on y fait presque du coude à coude. Là où veut, veut pas, on se sent tricotés serrés, puisqu’on y prend des repas entre amis ou en famille. Les réservations de groupes y prévalent d’ailleurs. Qui plus est, ce resto est prisé par les gens du troisième âge, puisqu’il se situe à proximité de quelques résidences pour aînés. Ce qui est fort bien du reste.

Mais avec la distanciation physique de deux mètres qui devra être respectée et l’espace d’une table vide séparant les tables occupées (une mesure envisagée dans le monde de la restauration, paraît-il), je me demande comment la réouverture de mon resto sera chose viable. Les files d’attente seront interminables et déborderont assurément à l’extérieur. Ce qui ne s’est jamais vu d’ailleurs à cet endroit.

Mon restaurant favori sera pour ainsi dire confronté à un «détricotement» en règle de sa clientèle. Somme toute, le retour des Québécois dans les restaurants s’effectuera, on s’en doute bien, en mode prudence.

Yvan Giguère

Saguenay