Le président de la compagnie québécoise Claxatech, Xavier Azoulay et le directeur des opérations chez Qualinet, Roger Vigneault, entourent le robot.
Le président de la compagnie québécoise Claxatech, Xavier Azoulay et le directeur des opérations chez Qualinet, Roger Vigneault, entourent le robot.

Un robot «anti-COVID» en fonction dès lundi à Québec [VIDÉO]

Myriam Boulianne
Myriam Boulianne
Le Soleil
Imaginez un robot qui parcourt les allées des bureaux après les heures de travail. Ce scénario est désormais possible, puisque l’entreprise Qualinet a récemment fait l’acquisition d’un robot mobile destiné principalement à la désinfection des tours de bureaux de la province.

Muni d’un échangeur d’air, deux filtres HEPA et huit lampes à rayons ultraviolets, le robot peut désinfecter à la fois par recirculation d’air et par rayonnement ultraviolet grâce à la technologie ASEPT-UV. En plus d’aseptiser l’air ambiant, les murs, plafonds, planchers et contenus sont décontaminés. 

«Le robot travaille sur une surface de 360 degrés, mais lorsque les rayons ultraviolets ne peuvent pas atteindre certains endroits, nous décontaminons manuellement», précise Roger Vigneault, directeur des opérations chez Qualinet, lors d’une conférence de presse au siège social à Québec.

Ce robot est fabriqué par un manufacturier chinois et est distribué ici par la compagnie québécoise Claxatech. «Je connaissais la qualité de fabrication de ce manufacturier. Je n’ai pas hésité à dire oui lorsqu’on me l’a proposé. C’est ce que je veux apporter ici au Canada», témoigne le président, Xavier Azoulay.

Ce robot est le premier d’une série de six que Qualinet a commandé. Les cinq autres seront livrés d’ici quelques mois. Ils seront déployés autant à Québec qu’à Montréal. Le prix au détail de chaque robot est de 55 000 $. Cette nouvelle acquisition «entrera» en fonction à partir de lundi dans la ville de Québec. M. Vigneault a tenu à préserver la confidentialité du client. Quant aux coûts estimés pour un tel service, le directeur des opérations chez Qualinet affirme qu’ils dépendent de la superficie à désinfecter, sans s’avancer davantage.

«Aucun virus ne résiste aux rayons ultraviolets»

Il est possible de faire fonctionner le robot à l’aide d’une tablette et de le diriger comme une voiture téléguidée. Via une application, il est aussi possible de cartographier la pièce, d’indiquer les points de désinfection et laisser tout simplement le robot faire son travail. «Ni la COVID-19 ni aucun virus ne résiste aux rayons ultraviolets», assure M. Azoulay.

Le robot «anti-COVID»

En raison de l’utilisation de rayons ultraviolets, M. Azoulay précise qu’il faut garder une distance sécuritaire avec le robot. Ceci dit, le robot est muni de plusieurs capteurs qui lui permettent de manoeuvrer et contourner les objets. «Si quelqu’un entre dans la pièce pendant la décontamination, les lampes à rayons ultraviolets s’éteignent automatiquement.»

La technologie ASEPT-UV est traditionnellement utilisée dans les hôpitaux pour stériliser les salles d’opération, mais M. Azoulay soutient que cette technologie peut servir à d’autres endroits, comme les tours de bureaux, les salles d’entraînement, les épiceries, les chambres d’hôtel, les écoles, etc. «Son prix demeure abordable comparativement à ce qui se fait sur le marché, alors ça vient ouvrir une gamme de possibilités pour ce robot-là», estime le président de Claxatech.

Depuis le début de la pandémie, Qualinet a dû revoir ses opérations. M. Vigneault souligne que 60 % de ses activités sont désormais consacrées à la COVID-19. Et la demande pour ce robot n’est pas en vue de diminuer. «Nous avons déjà plusieurs appels [pour ce type de décontamination]. Présentement, la demande est très forte», constate le directeur des opérations.