La moitié des nouveaux cas déclarés dans la région de Québec ne proviennent pas des éclosions, et le nombre de celles-ci est en baisse depuis le mois d’octobre.
La moitié des nouveaux cas déclarés dans la région de Québec ne proviennent pas des éclosions, et le nombre de celles-ci est en baisse depuis le mois d’octobre.

Tests, éclosions, nombre de cas: portrait de la situation à Québec en chiffres

Judith Desmeules
Judith Desmeules
Le Soleil
Bien que la Capitale-Nationale enregistre beaucoup de nouvelles infections chaque jour — elle dépasse les 100 cas la plupart du temps —, le CIUSSS indique que la situation est stable depuis le 7 novembre. État du chemin parcouru en chiffres depuis le mois d'octobre, en date du 27 novembre.

D’abord, la moitié des nouveaux cas déclarés ne proviennent pas des éclosions, et le nombre de celles-ci est en baisse depuis le mois d’octobre.

La porte-parole du CIUSSS, Annie Ouellet, indique au Soleil que le nombre de cas augmente principalement parce que le virus circule dans la communauté.

«On demeure entre 600 et 700 nouveaux cas par semaine dans la région. Les hospitalisations sont assez stables également avec une moyenne de 35 hospitalisations par semaine et on observe cette stabilité également pour les décès, avec environ 30 décès par semaine», résume Annie Ouellet.

Depuis le 16 novembre 2020, la définition sur la durée d’une éclosion a changé dans la province, rappelle Annie Ouellet.

«On compte maintenant 14 jours avant de lever une éclosion, plutôt que 28 jours, ce qui explique en partie cette baisse d’éclosions dans le temps depuis la mi-novembre.» 

Pas plus de tests

On le répète souvent, plus on teste, plus on trouve des cas. Certains pourraient donc attribuer le nombre de cas selon le nombre de tests. Seulement, selon les chiffres disponibles, le nombre quotidien de tests demeure environ le même depuis trois semaines.

Dans la région, 1500 tests sont donc réalisés tous les jours. Quant au taux de positivité, il atteint 4,6 % dans la semaine du 8 au 14 novembre, alors qu’il affiche 4,4 % pour la semaine du 15 au 21 novembre.

Le taux de positivité demeure donc stable depuis le début du mois de novembre, on ne remarque pas de hausse ni de baisse notable. 

Éclosions en baisse

Si on compare les proportions d’éclosions par section d’activité depuis environ un mois, on observe plus d’éclosions en milieux de vie pour aînés, une hausse de 22 %. Mais on remarque moins d’éclosions dans les entreprises, une baisse de 15 %. 

Donc, en octobre, les entreprises étaient plus touchées par le virus que les CHSLD et résidences privées pour personnes âgées. Depuis le début du mois de novembre, c’est le contraire.

«On observe également une baisse importante des éclosions en milieu de soins (-14 %) et une hausse des éclosions dans le milieu de l’éducation et de garde (+11 %).  Depuis la fermeture des salles dans les cafés et restaurants, ainsi que les bars, il n’y a pas eu de nouveaux cas, sauf une éclosion récente au niveau d’un “take-out” dans un commerce», ajoute Annie Ouellet. 

En date du 21 octobre, le CIUSSS dénombrait 161 éclosions actives sur le territoire de la Capitale-Nationale. Le 26 novembre, on comptait 70 éclosions actives. 

Répartition des éclosions – 21 octobre

  • Milieux de vie pour aînés : 24 éclosions (15 %)
  • Milieux de soins hospitaliers et autres : 22 éclosions (14 %)
  • Milieux d’éducation et milieux de garde : 25 éclosions (16 %)
  • Milieux de travail : 72 éclosions (45 %)
  • Bars, restaurants, cafés : 12 éclosions (7 %)
  • Milieux sportifs, récréatifs et communautaires et autres : 2 éclosions (3 %)

Répartition des éclosions – 26 novembre

  • Milieux de vie : 26 éclosions (37 %)
  • Milieux de soins hospitaliers et autres : 1 éclosion (1 %)
  • Milieux d’éducation et milieux de garde : 19 éclosions (27 %)
  • Milieux de travail : 21 éclosions (30 %)
  • Bars, restaurants, cafés : 1 éclosion (1 %)
  • Milieux sportifs, récréatifs et communautaires et autres : 2 éclosions (4 %)