En raison de la rue Saint-Jean piétonne les fins de semaine, les clients du Château des Tourelles n'ont plus accès au débarcadère et aux stationnements. 
En raison de la rue Saint-Jean piétonne les fins de semaine, les clients du Château des Tourelles n'ont plus accès au débarcadère et aux stationnements. 

Rue Saint-Jean piétonne: un «problème majeur» pour le Château des Tourelles

La rue Saint-Jean a rejoint la vague piétonne, elle est fermée aux véhicules toutes les fins de semaine pendant tout l’été. Alors que l’idée plaît à la majorité des commerçants, pour l’hôtel Château des Tourelles, il s’agit d’un problème majeur.

Les clients ne pourront pas accéder au débarcadère devant l’hôtel ni aux stationnements à l’arrière. 

«Ils ferment la rue 30 mètres avant notre stationnement, ça coupe l’accès à notre débarcadère. Je leur avais dit à la SDC [La Société de développement commercial] que c’était complètement fou de nous faire ça! Ils disent que 80 % des commerçants sont d’accord... mais je ne suis pas un boulanger ou un marchand de chaussures. Ils n’ont pas tenu compte de nous», déplore le propriétaire de l’hôtel, Jocelyn Benouari.

M. Benouari croit pourtant qu’il existe de simples solutions, comme fermer la rue juste après son hôtel, ou permettre l’accès en voiture aux futurs clients de son hôtel. Par le passé, lorsque la rue devait être fermée aux automobilistes pour des événements, la SDC avait accepté de mettre en place ces solutions. 

«Je ne peux pas demander aux clients de venir avant la fin de semaine ou de s’installer trois rues plus loin et de marcher avec les valises. Nos 10 places de stationnement nous coûtent aussi très cher à la location.»

Pour passer le pire de la crise sanitaire, le Château des Tourelles avait fermé ses portes. Il recommencera à accueillir les clients dès le 1er juin.

«On souffre déjà terriblement... On sera les derniers à revenir dans nos chiffres d’affaires, la saison est une catastrophe. On vit sur la trésorerie de l’hôtel, comme beaucoup d’autres. En plus, on nous met des bâtons dans les roues», ajoute le propriétaire.

Les 11 chambres de l’hôtel ont l’habitude d’être occupées tout l’été, du 15 mai jusqu’au 30 octobre même. Pour l’instant, l’auberge comble 15 % d’occupation pour les prochaines semaines, mais M. Benouari croit que plusieurs Européens appelleront dans les prochains jours pour annuler eux aussi leurs réservations. 

«On se doute bien que ce sera compliqué toute l’année. En attendant un retour à la normale, on va être dans une période de turbulence. On a besoin de facilité et d’aide financière en ce moment, mais on se sent isolé et il n’y a pas d’écoute», termine M. Benouari.

Pour l’instant, il se concentre sur la réouverture de son hôtel et de l’adaptation nécessaire, il compte toutefois se faire entendre auprès de la Ville de Québec.

Le débarcadère et les stationnements du Château des Tourelles ne sont plus accessibles pour les automobilistes pendant les fins de semaine.