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Le gouvernement fédéral dit garder bon espoir de pouvoir administrer une première dose à tous les Canadiens qui le souhaitent d’ici la fin du mois de juin, avec une deuxième dose au cours de l’été.
Le gouvernement fédéral dit garder bon espoir de pouvoir administrer une première dose à tous les Canadiens qui le souhaitent d’ici la fin du mois de juin, avec une deuxième dose au cours de l’été.

Restrictions: Ottawa précise son été «à une dose» et son automne «à deux doses»

Catherine Lévesque
La Presse canadienne
Roxanne Ocampo
La Presse Canadienne
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Les Canadiens pourront aspirer à des activités extérieures, en petits groupes, cet été, et plus d’activités à l’intérieur cet automne s’ils se font vacciner en grand nombre contre la COVID-19.

L’Agence de la santé publique du Canada a offert quelques précisions sur «la vie après la vaccination» dans un graphique distribué aux médias vendredi après-midi. Il offre plus de détails sur les activités permises dans les prochains mois, alors que la campagne de vaccination prend de l’ampleur.

Cet été, dans la mesure où 75 % des personnes admissibles auront reçu une dose et 20 % auront reçu deux doses, l’Agence considère que les Canadiens pourraient se rassembler «en petits groupes en plein air» avec leur famille et leurs amis. On conseille toujours d’éviter les foules.

Parmi la courte liste d’activités qui seraient permises, on y retrouve le camping, les randonnées pédestres, les pique-niques au parc et la dégustation de repas sur une terrasse.

Les Canadiens ayant reçu une première dose de vaccin sont mieux protégés contre la COVID-19, mais dans l’attente de leur deuxième dose, ils devront se comporter comme si ce n’était pas le cas, martèle l’administratrice en chef de la santé publique du Canada.

En conférence de presse, vendredi, la Dre Theresa Tam a reconnu que les assouplissements à venir ressemblent à ceux qui avaient pourtant déjà été accordés l’été dernier, alors que la campagne d’immunisation demeurait une perspective lointaine.

Or, ces allègements sanitaires ont probablement facilité la transmission du virus par des chaînes qui sont passées inaperçues jusqu’à la deuxième vague, explique la Dre Tam.

«Alors quelle est la différence entre cet été et le précédent? Nous avons de bien meilleures chances de passer un été à l’extérieur qui ne mènera pas à une résurgence à l’automne à l’intérieur», fait-elle valoir.

Et ce, malgré la propagation de variants et la troisième vague qui continuent de mettre les hôpitaux sous pression à plusieurs endroits aux pays, souligne l’administrateur en chef adjoint de la santé publique, le Dr Howard Njoo.

Cet automne, les restrictions pourront être levées davantage si 75 % des personnes admissibles ont reçu leurs deux doses et sont donc entièrement protégées contre la COVID-19.

À ce moment-là, l’Agence considère que les Canadiens pourront être en mesure de tenir plus d’activités à l’intérieur avec des personnes ne faisant pas partie de leur ménage. Ils pourront ainsi fréquenter des écoles, pratiquer des sports intérieurs et tenir des rassemblements familiaux, par exemple.

Au lendemain de la fin du port du masque pour les Américains vaccinés, les autorités sanitaires fédérales ont précisé que cette mesure sera possiblement la toute dernière à être levée au Canada.

Les restrictions plus draconiennes, comme les confinements, seront à éliminer en priorité. «Les données nous indiqueront le bon moment pour le faire», a affirmé la Dre Tam, sans fournir d’échéancier plus précis.

Le Canada privilégie une approche différente des États-Unis, axée sur la communauté et non sur l’individu, en tenant compte de la situation dans les hôpitaux et des personnes au système immunitaire affaibli, a ajouté le Dr Njoo.

Entre-temps, le gouvernement fédéral dit garder bon espoir de pouvoir administrer une première dose à tous les Canadiens qui le souhaitent d’ici la fin du mois de juin, avec une deuxième dose au cours de l’été.