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Même si les chiffres semblaient de bon augure pour le passage de la Capitale-Nationale en zone orange – environ 30 cas quotidiens et une cinquantaine de personnes hospitalisées – la région doit rester en zone rouge au moins jusqu’à la fin de la semaine de relâche.  
Même si les chiffres semblaient de bon augure pour le passage de la Capitale-Nationale en zone orange – environ 30 cas quotidiens et une cinquantaine de personnes hospitalisées – la région doit rester en zone rouge au moins jusqu’à la fin de la semaine de relâche.  

Québec toujours en zone rouge: «la prudence» est de mise

Émilie Pelletier
Émilie Pelletier
Le Soleil
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La Capitale-Nationale reste toujours en zone rouge, au moins jusqu’au 7 mars. Le mot d’ordre est «prudence», avec la présence des variants dans d’autres régions, le retard dans la vaccination et l’appréhension d’une recrudescence des cas liée à la relâche.  

Même si les chiffres semblaient de bon augure pour le passage de la Capitale-Nationale en zone orange – environ 30 cas quotidiens et une cinquantaine de personnes hospitalisées – la région doit rester en zone rouge au moins jusqu’à la fin de la semaine de relâche.  

Le premier ministre François Legault a annoncé mardi soir de petits assouplissements en vue de la relâche scolaire. À Québec, comme dans plusieurs autres régions, la plupart des mesures sanitaires, comme le maintien du couvre-feu et l’interdiction des rassemblements demeurent en vigueur.  

 «Fatigue» 

«On est dans une situation où il faut être encore prudent», explique le Dr André Dontigny, directeur régional de santé publique. 

Mais une certaine fatigue tend à s’installer au sein de la population, observe-t-il. 

«La bonne nouvelle, c’est que la majorité des gens respectent encore les mesures, mais c’est l’espèce de fatigue qui s’installe qui devient dangereuse.»  

La zone orange et les assouplissements associés, comme la réouverture des restaurants, ne contribueraient-ils pas à atténuer cette fatigue? 

«Ça pourrait contribuer, dans la mesure où on est en contrôle. Et pour l’instant, ce qui se passe à court terme c’est qu’on ne sait pas si on va être suffisamment en contrôle dans les prochaines semaines», dit le directeur régional de santé publique de la Capitale-Nationale. 

Encore des «facteurs de risque» 

À quand, donc, la zone orange pour la région? La Santé publique régionale ne souhaite pas s’avancer avec une date en particulier, vu des «facteurs de risque» encore bien présents. 

Les indicateurs du nombre de cas, d’hospitalisations et d’éclosions pointent pourtant dans la bonne direction et la stabilité s’installe tranquillement. Devant des «éclosions explosives» notamment dans la région de Montréal en raison de l’arrivée des variants, les chiffres de Québec sont par contre devenus «insuffisants» pour basculer à l’orange.  

Pour l’instant, la Capitale-Nationale ne compte ni de cas des variants ni de cas sous investigation, mais «il faut se préparer avec l’idée qu’il peut y avoir propagation de ce virus altéré, principalement la forme britannique qui semble plus susceptible de se propager».  


« La bonne nouvelle, c’est que la majorité des gens respectent encore les mesures, mais c’est l’espèce de fatigue qui s’installe qui devient dangereuse. »
Dr André Dontigny, directeur régional de santé publique

Le dépistage s’avèrera l’une des clés pour éviter qu’il ne se propage, mentionne le Dr Dontigny. Selon des données de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ), en date du 9 février, presque 50% des personnes présentant des symptômes associés à la COVID-19 ou ayant été en contact avec une personne atteinte du virus affirmaient n’avoir pas subi de tests de dépistage.  

La réouverture de certains commerces non essentiels depuis le 8 février pourrait également s’avérer un «facteur de risque» de multiplication des contacts sans respect des mesures sanitaires, juge-t-il.  

Puis, il y a l’opération de vaccination. Initialement, l’objectif d’administration des premières doses auprès de la population âgée de 80 ans et plus visait au maximum le mois de mars. «Avec les délais [de livraison de doses] est-ce que ça va être possible? Ça va dépendre de la confirmation de la réception des vaccins de Pfizer», rappelle le directeur de santé publique de la Capitale-Nationale. 

En soirée mercredi, le CIUSSS de la Capitale-Nationale annonçait avoir reçu sa plus importante livraison de vaccins, soit 9360 doses du fabricant Pfizer. Dès jeudi matin, la vaccination se poursuivra dans les résidences privées pour aînés et les communautés religieuses du territoire, avec le déploiement de douze équipes mobiles. 

«Le combat n’est pas fini et on ne peut pas [abandonner] juste parce qu’on est fatigués. Le virus, lui, il attend juste ça», conclut le Dr André Dontigny.  

Chaudière-Appalaches 

Chaudière-Appalaches, comme sa voisine, fait partie des régions qui restent au palier d'alerte rouge.  

La Direction régionale de santé publique visait notamment des objectifs de maximum 40 cas par jour et 23 hospitalisations au total pour recommander de passer en orange.  

Entre le 7 et le 13 février, la région montrait une moyenne de 37 nouveaux cas quotidiens. En date de mercredi, 12 personnes étaient toujours hospitalisées. 

Si les données de la dernière semaine étaient «positives» pour un basculement vers l’orange, la Dre Liliana Romero précise au Soleil que les améliorations doivent se maintenir dans le temps, pendant au moins trois semaines consécutives pour espérer un assouplissement des mesures.   

La situation s’améliore de façon progressive, mentionne-t-elle, mais ce n’est pas suffisant pour basculer au niveau orange.  

Bilan régional 

Les chiffres demeurent stables, alors que la grande région de Québec cumulait 56 nouveaux cas de COVID-19, mercredi.   

De cette cinquantaine d’infections recensées dans le plus récent bilan, la Capitale-Nationale en comptait 33. Depuis lundi, la région enregistre une trentaine de cas par jour, en cohérence avec la moyenne quotidienne de la semaine dernière. 

Jusqu’à 22 071 personnes ont contracté le virus dans cette région depuis le début de la pandémie qui a fait 965 décès sur le territoire.    

En Chaudière-Appalaches, les plus récentes données montraient 23 nouveaux cas, mercredi, la première journée de la semaine où l’on dénombrait plus d’une vingtaine d’infections en 24 heures. Mardi, la région n’en avait enregistré que 12.   

Le nombre de victimes de la COVID-19 est quant à lui fixé à 282 depuis lundi, sur un total de 11 600 personnes infectées depuis mars.     

+  

EN BREF  

Capitale-Nationale  

33 nouveaux cas confirmés, pour un total de 22 071 depuis le début de la pandémie  

965 décès (+1)  

50 personnes hospitalisées (+4), dont six aux soins intensifs  

20 771 personnes guéries  

335 cas actifs  

31 éclosions actives  

29 122 doses du vaccin administrées (statu quo) 

Chaudière-Appalaches  

23 nouveaux cas confirmés, pour un total de 11 600 depuis le début de la pandémie  

282 décès (statu quo)  

12 personnes hospitalisées (statu quo), dont quatre aux soins intensifs  

11 030 personnes guéries  

306 cas actifs  

55 éclosions actives  

11 694 doses du vaccin administrées (statu quo)