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Si le vaccin devenait disponible pour ce groupe d'âge, «il pourrait y avoir effectivement une campagne de vaccination, notamment des élèves de 12 à 16 ans, potentiellement avant la rentrée scolaire», a indiqué le directeur national de santé publique, le Dr Horacio Arruda.
Si le vaccin devenait disponible pour ce groupe d'âge, «il pourrait y avoir effectivement une campagne de vaccination, notamment des élèves de 12 à 16 ans, potentiellement avant la rentrée scolaire», a indiqué le directeur national de santé publique, le Dr Horacio Arruda.

Québec étudie la possibilité de vacciner les 12 à 16 ans avant la rentrée scolaire

Caroline Plante
La Presse Canadienne
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Québec étudie la possibilité de vacciner les adolescents de 12 à 16 ans avant la prochaine rentrée scolaire.

Ce scénario a été évoqué mercredi par le directeur national de santé publique, le Dr Horacio Arruda, lors de l’étude des crédits du ministère de la Santé.

A-t-on un plan de vaccination pour les jeunes? a voulu savoir la porte-parole libérale en santé, Marie Montpetit.

Elle a demandé au ministre de la Santé, Christian Dubé, s’il croyait que l’on vaccinerait les 350 000 élèves du secondaire avant la rentrée scolaire.

«Est-ce qu’on pourrait se lancer le défi, si la science le permet?» s’est-elle enquis.

Le ministre a préféré céder la parole au Dr Arruda, qui a répondu qu’il suivait de très près le processus d’homologation des vaccins, en particulier celui de Pfizer.

Si le vaccin devenait disponible pour ce groupe d’âge, «il pourrait y avoir effectivement une campagne de vaccination, notamment des élèves de 12 à 16 ans, potentiellement avant la rentrée scolaire».

«Ce sont des choses qu’on regarde et qu’on anticipe», a-t-il déclaré.

Passeport vaccinal

Par ailleurs, le DArruda a semblé fermer la porte, mercredi, à l’idée d’un «passeport vaccinal» qui donnerait accès à certains services et lieux publics.

L’idée, qui avait été évoquée en février par le ministre Dubé, a créé tout un débat de société dans les dernières semaines.

Le Dr Arruda a indiqué que son équipe et lui regardaient en ce moment les «expériences internationales».

D’entrée de jeu, il a dit observer qu’il y avait «énormément d’enjeux éthiques».

«Il y a une balance où les avantages versus les inconvénients ne sont pas si élevés que ça, a-t-il dit. Si c’est utilisé, ça va être dans une utilisation assez marginale.

«Quand je fais le tour avec mes équipes, (...) la tendance à aller vers ça, elle n’est pas là», a-t-il poursuivi, en disant vouloir éviter d’augmenter les «inégalités de santé».

«Il y en a qui ont eu le vaccin il y a très longtemps, d’autres vont l’avoir après, donc on va pénaliser des personnes qui vont l’avoir après.

«Je pense qu’on surestime, à mon avis, ce que ça peut faire, et je pense qu’on sous-estime les effets pervers.»

En février, Québec solidaire (QS) avait soulevé plusieurs risques de dérapage.

Le parti politique craignait entre autres qu’un propriétaire n’exige une preuve de vaccination pour louer un logement, ou qu’un employeur puisse l’exiger lors du processus d’embauche.