Pétition pour annuler la session: le ministère travaille sur «des balises claires»

TROIS-RIVIÈRES — La pétition lancée sur le site Change.org dimanche dernier par une étudiante de l’UQTR, Élizabeth Leblanc-Michaud, afin de demander la suspension de la session d’hiver et une reconnaissance des crédits sans note finale a dépassé les 100 000 noms, mercredi et les signatures ne cessent de s’accumuler.

Du côté du ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, il ne semble pas que cette pétition empêchera le ministère de maintenir sa position. «Les cégeps et les universités donneront aux étudiantes et aux étudiants la possibilité de compléter leur session à distance», a indiqué au Nouvelliste l’attaché de presse du ministre, Francis Bouchard.

«Les modalités qui leur permettront de conclure la session Hiver 2020 leurs seront communiquées par leurs établissements dans les prochains jours», dit-il.

Toutefois, précise M. Bouchard, «nous sommes actuellement à travailler à l’élaboration de balises claires à cet effet, de concert avec nos partenaires des réseaux collégial et universitaires», précise-t-il.

C’est que la situation, rappelons-le, n’est pas la même d’un étudiant à l’autre. Certains devaient recevoir leur diplôme final en mai, d’autres avaient des stages à compléter. Pour d’autres encore, la présence en classe était indispensable, soit pour des laboratoires ou des formations en santé. Plusieurs ne disposent pas d’ordinateurs ou de connexion internet à la maison pour pouvoir suivre les instructions de leurs professeurs comme l’a rappelé au Nouvelliste l’initiatrice de la pétition.

Mme Leblanc-Michaud rappelle, sur le site de la pétition, que des étudiants ont perdu leur emploi, n’ont plus d’appartement et doivent eux aussi prendre soin de proches qui subiront la COVID-19.

«Nous exigeons du ministre de l’Éducation et l’Enseignement supérieur, Jean-François Roberge, qu’il offre une solution globale et équitable pour les étudiant-e-s de l’ensemble des établissements d’études supérieures du Québec, incluant les cégep, les collèges et les universités», peut-on lire dans la pétition.

«Le difficultés vécues par les étudiants sont, le plus possible, prises en compte», assure le président du Syndicat des professeur(e)s de l’UQTR, Gilles Bronchti. Aussi les difficultés des enseignants qui sont considérables», souligne-t-il.

L’UQTR rappelle que l’enseignement supérieur en ligne (donc universités et cégeps), fait partie des services essentiels et autres activités prioritaires sur la liste du gouvernement du Québec. L’UQTR travaille présentement à faire basculer ses services en mode virtuel et poursuivra même ses activités d’admission à distance.

Malgré la situation, les inscriptions pour la session d’été à l’UQTR ont été ouvertes en ligne le 24 mars et l’Université indique qu’elle informera ses étudiants dès que possible sur l’organisation de cette session d’été 2020.

La directive sur la suspension des stages demeure en vigueur, mais pourrait évoluer. Tous les stages de formation sont suspendus jusqu’à nouvel ordre, sauf exception pour les demandes du réseau de la santé. En pareil cas, une analyse particulière est faite.

Toute la mobilité étudiante sortante et entrante pour des cours, stages, écoles d’été et autres événements est suspendue jusqu’au 31 juillet.