La Côte-Nord ne parle pas encore de lever les barrages policiers qui contrôlent l’accès à la région depuis le début avril.
La Côte-Nord ne parle pas encore de lever les barrages policiers qui contrôlent l’accès à la région depuis le début avril.

«Pas de remise en question des barrages routiers en place» sur la Côte-Nord

Steeve Paradis
Steeve Paradis
Collaboration spéciale
Même si le déconfinement commencera à être palpable dans les prochains jours, et que le nombre de cas d’infection à la COVID-19 ne bouge pratiquement plus, la Côte-Nord ne parle pas encore de lever les barrages policiers qui contrôlent l’accès à la région depuis le début avril.

«Pour le moment, il n’y a pas de remise en question des barrages routiers en place», a assuré la directrice générale adjointe du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Côte-Nord, Dyane Benoît, lors du point de presse bihebdomadaire de l’organisation.

Pour sa part, le médecin conseil Richard Fachehoun a soutenu que la santé publique est en mesure de rester en contrôle de la pandémie lors de la réouverture des écoles primaires et des services de garde. S’il se développe un cas ici et là, «on peut gérer», de lancer le Dr Fachehoun et s’il y en a plus à un certain endroit, on parle alors d’éclosion et des mesures plus drastiques seront prises.

«(Le retour en classe) peut créer de l’anxiété, mais en santé publique, on va accompagner les parents et le milieu pour qu’il n’y ait pas de transmission», a ajouté le spécialiste. La façon exacte de fonctionner pour le retour en classe sera déterminée dans les prochains jours, a poursuivi Mme Benoît.

Le nombre de cas stagne

Pour une troisième fois en quatre jours, le nombre de cas de COVID-19 sur la Côte-Nord a stagné, s’établissant à 113. En dehors de la MRC de Sept-Rivières, où l’éclosion au pénitencier fédéral de Port-Cartier a frappé fort, on n’a rapporté aucun cas sur la Côte-Nord depuis un minimum de 21 jours, et encore plus à bien des endroits.


« (Le retour en classe) peut créer de l’anxiété, mais en santé publique, on va accompagner les parents et le milieu pour qu’il n’y ait pas de transmission »
La directrice générale adjointe du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Côte-Nord, Dyane Benoît

Le DFachehoun suggère trois explications pour cette stagnation, avec un fort penchant pour la première. «Soit qu’il y a une baisse réelle des cas dans la communauté, soit que ça peut être une baisse dans l’accès aux tests de dépistage ou soit que c’est l’effet du hasard, mais il s’estompe.»

Le médecin conseil en santé publique a de nouveau répété l’importance des études de séroprévalence afin d’avoir «la vue d’ensemble» et que d’ici là, tout est en place pour augmenter le nombre de tests et la rapidité des résultats. «On n’attend que les appels pour faire le dépistage.»