«On ne veut pas retourner à des écoles fermées», dit le ministre Roberge

Marc Allard
Marc Allard
Le Soleil
Le ministre de l'Éducation, Jean-François Roberge, n'a pas l'intention de fermer les écoles comme au printemps malgré la multiplication des cas de COVID-19 dans les établissements primaires et secondaires du Québec.

Les élèves de classes touchées continueront d'être envoyés en quarantaine, mais pas question, pour l'instant, de fermer les écoles au complet, a assuré le ministre, mardi, lors d’une conférence de presse à l'École secondaire de La Seigneurie, dans Beauport, à Québec, où il a annonçait des projets de construction d’écoles pour la région.

«On ne veut pas retourner à des écoles fermées, a dit le ministre. On l'a vécu ce printemps. C'est quelque chose qui a laissé des traces, chez le personnel, chez les parents, chez les élèves. On va tout faire pour éviter de fermer à nouveau des écoles. Si la Santé publique prenait une décision en ce sens-là, on avisera, mais on fait tout pour que ça n'arrive pas». 

Le ministre Roberge souligne que, pour le moment, aucune école ne déclare une éclosion, c'est-à-dire la transmission du virus entre des élèves ou des membres du personnel. 

«Bien, bien souvent, c'est un seul élève qui l'a attrapé à l'extérieur de l'école et ne se présente même pas à l'école et, donc, évidemment, ne peut pas le donner, même chose pour les membres du personnel», a-t-il dit. 

Selon le ministre, 70 écoles de la province recensent actuellement des cas confirmés. Une cinquantaine d'autres écoles signalent des cas possibles qui doivent être validés par la Santé publique. En tout, 118 personnes — élèves ou membres du personnel—  sont des cas confirmés de COVID-19.

Jean-François Roberge souligne que ces chiffres doivent mis en perspective. Les 50 écoles confirmées — et les 70 à valider — ne représentent qu'une fraction des 3100 écoles du Québec, a-t-il indiqué. Les 118 élèves qui ont contracté la COVID représentent également une petite proportion des 1,4 million de personnes qui fréquentent les écoles québécoises, at-il souligné. 


« Bien, bien souvent, c'est un seul élève qui l'a attrapé à l'extérieur de l'école et ne se présente même pas à l'école et, donc, évidemment, ne peut pas le donner, même chose pour les membres du personnel »
Le ministre de l'Éducation, Jean-François Roberge

Jusqu'à nouvel ordre, le ministre privilégie une approche par «bulles-classes où les élèves infectés sont placés en isolement et leurs camarades sont placés en quarantaine 10 à 14 jours et encouragés à aller se faire tester. Ce faisant, estime le ministre, «on est en train d'exclure les scénarios dans lesquels on fermerait les écoles.»

Le ministre Roberge estime qu'il est «à peu près impossible» que le virus se propage dans toute l'école si les «bulles-classes» sont respectées. 

M. Roberge n’a pas précisé le nombre d’élèves qui sont actuellement en isolement préventif à la maison, disant ne pas détenir cette information.

Mais tout va «très bien» pour ces jeunes qui sont forcés de faire l’école à distance, a-t-il assuré, en précisant qu’un nombre suffisant de tablettes et d’ordinateurs étaient en circulation.

Les élèves ont pu «basculer» vers l’enseignement à distance en l’espace de 24 ou 48 heures, se sont félicité le ministre.  Avec La Presse canadienne