Le président de la Fédération québécoise des municipalités, Jacques Demers, a fait savoir qu’un prêt n’est «pas suffisant» pour sauver les petites entreprises locales, qui sont des services importants pour la survie de plusieurs municipalités.
Le président de la Fédération québécoise des municipalités, Jacques Demers, a fait savoir qu’un prêt n’est «pas suffisant» pour sauver les petites entreprises locales, qui sont des services importants pour la survie de plusieurs municipalités.

Les prêts ne suffisent pas pour sauver les commerces des petites municipalités

Beaucoup de petites municipalités pourraient bien perdre les commerces essentiels qui assurent leur subsistance, malgré les différents programmes d’aide gouvernementaux.

La Fédération québécoise des municipalités (FQM) lance un appel à l’aide au gouvernement Legault pour les sauver.

La FQM s’apprête à transmettre une lettre au premier ministre, selon ce qu’a appris La Presse canadienne.

Dans beaucoup de petites localités, les supermarchés, dépanneurs, stations-service ou petits restaurants sont menacés par la crise actuelle.

Un grand nombre de programmes d’assistance ont été annoncés par le Québec et le fédéral, autant pour soutenir les travailleurs que les entreprises. Toutefois, la FQM demande une aide financière directe et non des prêts pour ces types de commerces.

Le président de la FQM, Jacques Demers, a fait savoir qu’un prêt n’est «pas suffisant» pour sauver ces entreprises, qui sont des services importants pour la survie de plusieurs municipalités.

«Il faudrait absolument avoir une subvention directe à ces entreprises auxquelles on n’a pas l’habitude de donner d’aide financière, a affirmé M. Demers en entrevue téléphonique jeudi. Cela va nous éviter d’avoir à reconstruire ces services de proximité dans deux, trois ou six mois.»

Il réclame donc qu’une aide directe de 5000 $ à 15 000 $ puisse être versée à ces commerces de proximité.

Le centre d’un village est la plupart du temps constitué de trois ou quatre commerces, a fait remarquer le président de la FQM. Par exemple, il peut s’agir d’un petit garage, d’une pizzeria, d’une épicerie, et il suffit de la mort d’un seul petit commerce pour dévitaliser la localité, a-t-il poursuivi.

«C’est important de garder ces cœurs villageois», a dit celui qui est également maire de Sainte-Catherine-de-Hatley et préfet de la MRC de Memphrémagog.

Contrairement à la Fédération canadienne des municipalités (FCM), le président de la FQM ne réclame pas de soutien financier de plusieurs millions de dollars pour les municipalités.

Il est même plutôt critique de cette démarche : selon lui, seules les dépenses encourues en lien direct avec la lutte contre la COVID-19 devraient être couvertes par les gouvernements.

Dans un communiqué de presse, la FCM a estimé que, globalement, le déficit des municipalités atteindra au minimum de 10 à 15 milliards $ à court terme, en raison des pertes financières provoquées par la COVID-19, jugées irrécupérables.