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La frontière américaine reste fermée jusqu'au 21 août.
La frontière américaine reste fermée jusqu'au 21 août.

Les États-Unis prolongent de 30 jours la fermeture de ses frontières terrestres

La Presse Canadienne
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La décision du Canada d'ouvrir ses frontières aux visiteurs américains entièrement vaccinés dès le 9 août n'a pas été suivie par la réciproque à Washington, mercredi: le département américain de la Sécurité intérieure prolonge d'au moins un mois, jusqu'au 21 août, les restrictions sur les voyages par voie terrestre depuis le Canada.

En annonçant leur décision, qui touche aussi le Mexique, les responsables américains ont spécifiquement cité la propagation galopante du variant Delta. Ils promettent aussi de continuer à discuter de la question avec Ottawa.

Le département «est en contact permanent avec ses homologues canadiens et mexicains pour identifier les conditions dans lesquelles les restrictions peuvent être assouplies de manière sécuritaire et durable», indique-t-on dans un communiqué.

Le département de la Sécurité intérieure et l'agence des douanes et de la protection des frontières des États-Unis indiquent mercredi que le risque de transmission liée aux voyages continue de constituer une «menace spécifique pour la vie humaine ou les intérêts nationaux».

Cette décision était toutefois largement attendue. Le ministre de la Sécurité publique, Bill Blair, déclarait lundi que le secrétaire à la Sécurité intérieure, Alejandro Mayorkas, l'avait prévenu que les États-Unis ne suivraient pas l'exemple du Canada. Mais cette décision n'a rien fait pour apaiser les élus et les voyageurs américains, qui ont juré d'intensifier la pression sur la Maison-Blanche pour qu'elle suive l'exemple du voisin d'en haut.

Le représentant de l'État de New York Brian Higgins, qui représente la région de Buffalo, a qualifié la réticence des États-Unis d'«incompréhensible» et d'«arbitraire», à la lumière de ce que les autorités de santé publique disent sur l'efficacité des vaccins.

Des experts frontaliers affirment que l'administration de Joe Biden n'est probablement pas prête, en fait, à rouvrir l'autre frontière, avec le Mexique, compte tenu de la crise des réfugiés à cet endroit. L'administration américaine souhaiterait que les deux frontières soient rouvertes en même temps.

Comment prouver son statut vaccinal?

Il y a aussi le problème du «passeport vaccinal» pour les quelque 57 % d'Américains admissibles qui sont pleinement vaccinés. La Maison-Blanche a déjà clairement indiqué qu'elle ne soutenait pas l'exigence d'attestations de vaccination aux États-Unis, un pays connu pour sa défense farouche des libertés individuelles.

La porte-parole de la Maison-Blanche, Jen Psaki, a quant à elle indiqué très clairement mercredi que, quelle que soit la décision prise, elle ne sera pas basée sur ce que fait le Canada. «Nous nous basons sur les conseils de nos experts médicaux et de la santé, pas sur les décisions d'autres pays.»

La décision américaine a également suscité de la grogne au nord de la frontière. Perrin Beatty, président et chef de la direction de la Chambre de commerce du Canada, a rappelé que la «feuille de route» bilatérale pour un partenariat transfrontalier renouvelé, publiée en février par le président Biden et le premier ministre Justin Trudeau, promettait une approche coordonnée fondée sur la science pour rouvrir les frontières.

«Moins de cinq mois plus tard, Washington semble avoir perdu sa copie», a estimé M. Beatty, notant l'incohérence dans l'approche américaine. «Il est difficile de voir en quoi le fait d'autoriser des Canadiens entièrement vaccinés à entrer aux États-Unis constitue une menace pour la santé publique lorsque les déplacements aux États-Unis sont illimités.»

Le chef néo-démocrate, Jagmeet Singh, qui a grandi à Windsor, en Ontario, juste en face de Detroit, admet qu'il est essentiel de suivre les meilleures directives en matière de santé publique, mais il soutient aussi qu'il faut proposer un plan détaillé et cohérent ? absent selon lui de cette discussion.

Un récent sondage en ligne, réalisé avant l'annonce du gouvernement fédéral lundi, suggère que les Américains sont du côté du Canada, alors que les Canadiens, eux, ne sont pas aussi enthousiastes.

Le sondage, mené la semaine dernière par Léger pour l'Association d'études canadiennes, a révélé que 74 % des 1001 répondants américains étaient en faveur de la réouverture complète des frontières d'ici la fin août, contre seulement 48 % des 1529 répondants canadiens. Les experts en recherche et en méthodologie estiment qu'il est impossible d'attribuer une marge d'erreur à un sondage réalisé en ligne, puisque la méthode d'échantillonnage est non probabiliste.

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BIDEN NOMME DAVID COHEN COMME AMBASSADEUR AU CANADA

Le président Joe Biden a nommé David Cohen, un cadre du secteur technologique qui a déjà été chef de cabinet du maire de Philadelphie, pour être son ambassadeur au Canada.

M. Cohen, un avocat, lobbyiste et collecteur de fonds qui est actuellement conseiller principal du patron du géant américain des communications Comcast, était depuis longtemps un candidat pressenti.

David Cohen

En plus d'un certain nombre de rôles dans divers départements de Comcast, une biographie de la Maison-Blanche indique que M. Cohen a également été directeur de la diversité de l'entreprise.

Mais il n'est pas étranger aux milieux politiques: en plus d'être le principal lobbyiste de l'entreprise, M. Cohen a passé cinq ans en tant que chef de cabinet du maire de Philadelphie, Ed Rendell, dans les années 1990.

Il a également organisé le premier événement de financement de la campagne électorale présidentielle de M. Biden en 2020.

L'approbation de cette nomination par le Sénat n'arrivera jamais assez tôt pour les relations entre les deux pays, a mentionné la présidente et chef de la direction du Conseil canado-américain des affaires, Maryscott Greenwood.

Dans un communiqué, Mme Greenwood a souligné des dossiers qui doivent être abordés, comme les restrictions de voyage divergentes entre le Canada et les États-Unis ainsi que la «feuille de route» annoncée en février par Biden et le premier ministre Justin Trudeau pour des relations bilatérales plus étroites, qui devra, selon elle, être menée avec attention.

«La nécessité de revenir à un processus de gestion des frontières bien coordonnée et réciproque est plus importante que jamais, et l'annonce de la feuille de route par le président et le premier ministre a besoin de nos meilleurs navigateurs pour transformer ses objectifs ambitieux en réalité», a affirmé Mme Greenwood.

La nomination de M. Cohen survient alors que le département américain de la Sécurité intérieure a prolongé d'un mois les restrictions de voyage par voie terrestre à la frontière canado-américaine.

Plusieurs groupes, dont des législateurs américains, sont mécontents de cette décision, car le Canada a annoncé plus tôt cette semaine qu'il laisserait les citoyens américains et les résidents permanents entièrement vaccinés rentrer au pays à partir du 9 août.

Dans une déclaration, David Cohen a dit que si le Sénat confirmait sa nomination, il chercherait à développer cette «relation importante» alors que les deux pays cherchent à rebondir après la pandémie.

Un consultant et ancien diplomate américain qui a travaillé comme conseiller à la Maison-Blanche sous Barack Obama, Brett Bruen, a critiqué le choix de Biden.

«La relation entre les États-Unis et le Canada est l'une de nos plus importantes. Décevant de voir quelqu'un sans aucune expérience diplomatique être envoyé à Ottawa pour s'en occuper», a-t-il écrit sur Twitter.

M. Bruen trouve aussi «décourageant» que le président Biden continue de traiter ces postes importants en matière de sécurité nationale comme s'il s'agissait d'une nomination partisane.

Dans d'autres nominations attendues, M. Biden a également désigné Victoria Reggie Kennedy, une éminente avocate de Washington D.C. et veuve du sénateur américain Ted Kennedy, pour être son envoyée en Autriche, et Jamie Harpootlian pour occuper le poste en Slovénie. La Presse Canadienne