Elizabeth May, leader parlementaire du Parti vert.
Elizabeth May, leader parlementaire du Parti vert.

Les députés du Parti vert sont opposés à la tenue de séances normales

OTTAWA — Les députés du Parti vert n’appuieront aucune proposition visant à tenir des séances normales de la Chambre des communes pendant la pandémie de la COVID-19.

Si le parti conservateur demande quatre séances par semaine pour permettre aux députés de demander des comptes au gouvernement, les libéraux ont proposé une séance hebdomadaire jusqu’à ce que les obstacles techniques aux séances virtuelles soient surmontés.

Les Verts jugent que les deux options sont inacceptables.

«Il n’est pas raisonnable que la Chambre des communes se réunisse en personne, à moins que nous ne devions adopter une loi pour aider les Canadiens, a déclaré la leader parlementaire du Parti vert, Elizabeth May, par voie de communiqué. Les traducteurs, le personnel, les agents de sécurité et les députés au même endroit va largement à l’encontre des avis de la santé publique. Et pourquoi? La visibilité médiatique de la période des questions?»

Selon Mme May, une période de questions à distance peut être organisée grâce aux technologies existantes, comme celle utilisée actuellement pour les comités permanents.

«Andrew Scheer est peut-être disposé à faire passer son désir de couverture médiatique avant la santé publique, mais je pense que les Canadiens s’attendent à un meilleur exemple de la part de leurs représentants élus», a souligné Mme May.

Elle a déclaré que les députés de tous les partis ont eu l’occasion de contribuer aux mesures d’aide en lien à la pandémie, par l’entremise des comités créés par le gouvernement.

«Le gouvernement a été très ouvert aux idées et aux critiques et s’est montré disposé à donner suite à nos propositions. Le système fonctionne et, au fur et à mesure que nous faisons ce travail, nous démontrons la valeur de renoncer à la partisanerie et de collaborer vers un objectif commun», a ajouté Mme May.

Le député de Nanaimo-Ladysmith, Paul Manly, fait observer de son côté que des séances suivies que par un groupe restreint d’élus peuvent aller à l’encontre de la démocratie.

«Le fait d’avoir un petit groupe de députés à Ottawa ne représente pas le pays dans son ensemble, a-t-il dit. Nous avons besoin d’un système qui donne à tous les députés la possibilité de représenter leurs communautés et leurs régions. Suivons l’exemple des autres pays et travaillons ensemble en ligne jusqu’à la fin de cette crise.»