Le Manoir Liverpool, résidence de la Rive-Sud, a été mis sous tutelle après une éclosion de COVID-19.
Le Manoir Liverpool, résidence de la Rive-Sud, a été mis sous tutelle après une éclosion de COVID-19.

Lehouillier prône la nationalisation des CHSLD

Baptiste Ricard-Châtelain
Baptiste Ricard-Châtelain
Le Soleil
Le maire de Lévis, Gilles Lehouillier, invite l’État québécois à «nationaliser» les résidences de soins de longue durée pour aînés.

«Je pense qu’au niveau des CHSLD, on est rendu à un point carrefour où il faudra prendre des décisions», a indiqué l’élu en marge d’un point de presse jeudi. «Il faut envisager tous les moyens nécessaires pour ramener un minimum de décence au sein de nos CHSLD.»

«Personnellement, j’ai un penchant vers la nationalisation», déclare le maire. «Moi, mon penchant, ce serait plus de faire en sorte que l’État reprenne en main l’ensemble des CHSLD.»

M. Lehouillier répondait à des questions d’ICI Radio-Canada qui a notamment diffusé des allégations troublantes quant à la gestion du Manoir Liverpool, résidence de la Rive-Sud mise sous tutelle après une éclosion de COVID-19.

«La santé, ce n’est pas quelque chose qu’on improvise», ajoute Gilles Lehouillier. «Ça prend des gens qui sont formés. Moi, personnellement, je suis rassuré quand je vois que mon hôpital est géré par le ministère de la Santé parce que je sais que je vais y retrouver les spécialistes nécessaires, les médecins nécessaires.»

Selon lui, la seule augmentation des salaires des préposés aux bénéficiaires ne suffira pas à réformer le système de soin aux personnes âgées. «Il y a plus que ça : il faudra regarder toute la gestion de ces centres-là.»

«Il faut maintenant qu’on prenne conscience qu’on ne pourra plus se contenter d’un rapport que l’on met sur une tablette. Il faut vraiment qu’on passe à l’action rapidement.»

Indifférence collective

M. Lehouillier nous invite donc à un examen de conscience. «La pandémie nous aura démontré une chose : nous ne pourrons plus rester indifférents. Pour nous, c’est important de prendre fait et cause pour eux.»

«Et nous serons derrière le gouvernement pour envisager des solutions qui vont nous permettre de façon permanente de ne plus retomber dans l’indifférence», dit-il.

«Maintenant, On est à un point carrefour», insiste-t-il. «Et il faut vraiment que collectivement on prenne fait et cause pour nos aînés. Ce n’est plus de dire : ça relève de la Santé. Tout le monde a une part de responsabilité. Et il va falloir qu’on l’assume à partir de maintenant cette part de responsabilité-là.»