Le gouvernement britannique a déjà commandé des dizaines de millions de doses de vaccins des différents programmes en cours actuellement, notamment celui mené par l’Université d’Oxford et AstraZeneca, sans savoir s’ils vont aboutir.
Le gouvernement britannique a déjà commandé des dizaines de millions de doses de vaccins des différents programmes en cours actuellement, notamment celui mené par l’Université d’Oxford et AstraZeneca, sans savoir s’ils vont aboutir.

Le Royaume-Uni dépasse les 500 000 cas positifs à la COVID-19

Agence France-Presse
LONDRES — Le Royaume-Uni, pays le plus endeuillé d’Europe par la pandémie, a dépassé dimanche la barre des 500 000 de cas positifs au nouveau coronavirus, après une augmentation du nombre des contaminations due au rattrapage d’un problème technique.

Dans leur dernier bilan délivré dimanche soir, les services sanitaires britanniques ont dénombré 22 961 cas testés positifs au virus dans les dernières 24 heures, un écart de plus de 10 000 cas avec les contaminations journalières de la veille, qui s’élevaient à 12 872.

Ce chiffre tranchait déjà avec ceux du reste de la semaine, situés en moyenne entre 6000 et 7000 nouveaux cas chaque jour.

Les autorités ont indiqué samedi que ces chiffres exceptionnellement élevés étaient le résultat d’un problème technique, désormais résolu, qui avait retardé la publication d’un certain nombre de cas sur la période du 24 septembre au 1er octobre.

Ceux-ci seront ajoutés au fur et à mesure dans les prochains bilans, rendant selon les experts «trompeuse» la tendance des nouvelles contaminations journalières.

Le Royaume-Uni dénombre désormais 502 978 cas de personnes testées positives depuis le début de l’épidémie, ont indiqué les services sanitaires britanniques.

Espérant éviter un reconfinement national, le gouvernement britannique multiplie les actions locales pour tenter de contrôler la propagation du virus, qui y a déjà fait plus de 42 350 morts (dont 33 au cours des dernières 24 heures), le plus lourd bilan en Europe.

Le premier ministre Boris Johnson a prévenu dimanche matin dans une entrevue sur la BBC que l’hiver serait «rude» et que des «mois mouvementés» attendaient encore les Britanniques, avant une possible amélioration de la situation sanitaire au printemps.

Pas de vaccination générale prévue

Par ailleurs, le programme de vaccination contre la COVID-19 au Royaume-Uni s’adressera, s’il est possible, en priorité aux plus âgés et aux professions à risque, mais pas à toute la population, a indiqué la responsable du dossier auprès du gouvernement britannique.

Nommée au printemps par le gouvernement présidente du groupe de travail chargé de la vaccination contre le coronavirus, Kate Bingham a déclaré au Financial Times qu’une vaccination générale de la population «ne se produira pas».

«Nous avons juste besoin de vacciner toutes les personnes à risque», a-t-elle expliqué dans un entretien mis en ligne dimanche soir.

«On parle du “temps qu’il faudra pour vacciner toute la population”, mais c’est erroné. Il n’y aura pas de vaccination des personnes de moins de 18 ans. Ce sera un vaccin pour les seuls adultes, pour les personnes âgées de plus de 50 ans, et particulièrement pour le personnel soignant, le personnel des maisons de retraite et les plus fragiles», a-t-elle précisé.

Le gouvernement britannique a déjà commandé des dizaines de millions de doses de vaccins des différents programmes en cours actuellement, notamment celui mené par l’Université d’Oxford et AstraZeneca, sans savoir s’ils vont aboutir.