Les infirmières, les infirmières auxiliaires, les préposés aux bénéficiaires et les techniciens en éducation spécialisés des différents CIUSSS du Québec sont invités à se porter volontaires pour prêter main-forte dans les hôpitaux les plus durement frappés.
Les infirmières, les infirmières auxiliaires, les préposés aux bénéficiaires et les techniciens en éducation spécialisés des différents CIUSSS du Québec sont invités à se porter volontaires pour prêter main-forte dans les hôpitaux les plus durement frappés.

Le personnel du CIUSSS de l’Estrie demandé en renfort ailleurs

Marie-Christine Bouchard
Marie-Christine Bouchard
La Tribune
Sherbrooke — Les infirmières, les infirmières auxiliaires, les préposés aux bénéficiaires et les techniciens en éducation spécialisés du CIUSSS de l’Estrie-CHUS seront appelés à se porter volontaires pour aller donner un coup de main dans les hôpitaux du Québec les plus durement affectés par la COVID-19.

La campagne de promotion du CIUSSS de l’Estrie-CHUS débutera au courant de la semaine. Le recrutement se fera sur une base pleinement volontaire de la part des employés, insiste la porte-parole du CIUSSS de l’Estrie-CHUS Marie-France Thibault.

La situation est déjà difficile dans les hôpitaux de l’Est de Montréal. À l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont par exemple, on a déjà dû fermer une quarantaine de lits dont 12 en oncologie en raison du manque d’infirmières. L’hôpital Santa Cabrini doit aussi fermer des lits, faute de personnel.

« Il faut arrêter de mettre de la pression sur le système de santé », a martelé le ministre de la Santé et des Services sociaux Christian Dubé en point de presse vendredi après-midi.

« J’en ai parlé aux PDG des CIUSSS jeudi, et il faut s’assurer que le délestage qui est fait est fait pour minimiser l’impact sur les patients. Malheureusement, il va y avoir du délestage parce que malheureusement, on manque de personnel », a-t-il ajouté.

Le ministre envisage divers scénarios pour venir en aide aux hôpitaux les plus durement touchés.

« Ce qui pourrait nous aider, c’est si on est capable de stabiliser certaines régions. Si on pouvait avoir une stabilisation en Estrie, où ça a l’air de bien aller, il y a peut-être du personnel qu’on pourrait aller chercher là », a-t-il cité en exemple.

« Ce qui nous fait très mal en ce moment, c’est qu’on est frappés à Québec et à Montréal, dans nos deux grands centres. Il faut que les gens nous aident à enlever de la pression sur le système de santé », a ajouté le ministre Dubé.

Les différents CISSS et CIUSSS sont donc sollicités par le ministère de la Santé et des Services sociaux pour créer des listes de personnes qui seraient volontaires pour aller travailler temporairement dans des hôpitaux en difficulté.

Le personnel des régions moins affectées par la pandémie avait aussi été invité à venir lutter contre au coronavirus dans les hôpitaux montréalais pendant la première vague. Plusieurs médecins spécialistes avaient d’ailleurs fait des séjours de deux semaines dans des CHSLD.