Le G20 s'engage à relancer le tourisme affecté par le coronavirus

AFP
Agence France-Presse
RYAD — Les ministres du Tourisme des pays du G20 se sont engagés vendredi à atténuer l'impact de la pandémie de COVID-19 sur le tourisme mondial, l'un des secteurs les plus touchés avec des millions d'emplois menacés.

Les restrictions sur les déplacements mises en place pour contenir la pandémie ont durement affecté le tourisme mondial, qui devrait baisser de 45% cette année, selon l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

Les ministres du Tourisme des pays du G20 se sont engagés à garantir que «la levée des restrictions sur les voyages soit coordonnée», au moment où de nombreux pays cherchent à alléger le confinement, et à «soutenir la relance économique» du secteur touristique.

«Nous nous engageons à aider les entreprises, entrepreneurs et travailleurs du secteur touristique (...) à s'adapter et prospérer durant une nouvelle ère post-crise», ont affirmé les ministres dans un communiqué conjoint à l'issue d'une réunion virtuelle organisée par l'Arabie saoudite, qui préside actuellement le G20.

Jusqu'à 75 millions d'emplois dans ce secteur sont menacés, a ajouté le groupe, se référant aux chiffres du Conseil mondial du voyage et du tourisme.

Le ministre saoudien du Tourisme, Ahmed al-Khatib, a dit espérer que l'impact de la pandémie ne serait ressenti que sur le «court terme».

Le tourisme mondial devrait baisser de 45% cette année, selon l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

«Les sites sont toujours là, les hôtels toujours là, les restaurants toujours là, dans l'attente du retour des visiteurs», a-t-il déclaré à l'AFP, à propos d'une possible relance du tourisme, secteur émergeant dans son pays.

Le tourisme en Arabie saoudite est durement touché, quelques mois seulement après que le royaume a lancé l'émission de visas touristiques en septembre dernier, avec l'espoir d'accueillir 100 millions de visiteurs d'ici 2030.

Le royaume a dépensé des milliards de dollars dans le tourisme, l'une des potentielles sources de revenus vers laquelle le prince héritier Mohammed ben Salmane veut rediriger l'économie saoudienne pour se défaire de le dépendance au pétrole.

L'Arabie saoudite a dépensé plus de 500 millions de riyals (123 millions d'euros) pour mettre en quarantaine des milliers de personnes revenant de l'étranger dans des hôtels, a indiqué M. Khatib.

Le gouvernement a loué «des hôtels entiers» durant trois ou quatre mois, a ajouté le ministre, aidant temporairement le secteur.