Le chef du Bloc Québécois Yves-Francois Blanchet à Ottawa, dimanche   
Le chef du Bloc Québécois Yves-Francois Blanchet à Ottawa, dimanche   

Le Bloc québécois demande au Parti libéral de renoncer à la subvention salariale pour ses employés

OTTAWA — Le Bloc québécois demande au Parti libéral du Canada de renoncer à la subvention salariale pour payer ses employés. Mais cette demande ne s’appliquerait pas à tous les partis, fédéraux ou provinciaux, qui en ont fait la demande ou songent à en faire une.

En conférence de presse, mardi matin, le chef bloquiste Yves-François Blanchet s’est dit certain que les libéraux et les conservateurs «n’en ont pas besoin» en raison de leurs millions récoltés en dons.

Que les néo-démocrates ou les verts aient besoin de cette subvention, «c’est plus crédible», estime M. Blanchet.

Le chef bloquiste n’a pas voulu commenter le possible recours de son ancien parti, le Parti québécois, à la subvention salariale pour payer ses employés.

Sur la scène fédérale, le Bloc est le seul parti à ne pas avoir fait une demande pour bénéficier de cette aide d’Ottawa. Il n’estime pas non plus en avoir besoin.

Retour du Parlement

M. Blanchet s’en est également pris à l’entente faite entre les néo-démocrates et les libéraux pour le retour des travaux parlementaires, qui n’a toujours pas été adoptée aux Communes.

À son avis, c’est «un coup de cochon» de leur part et il les accuse de vouloir «fermer le Parlement» ni plus ni moins.

Le Bloc s’était exclu des négociations sur le retour du Parlement parce que les libéraux avaient refusé de donner suite à ses engagements sur les prestations d’urgence et les coûts fixes des petites entreprises.