Cet été, le nombre de places éphémères passera de 25 à 50.
Cet été, le nombre de places éphémères passera de 25 à 50.

Labeaume: «On va tenter de se tricoter un été»

Une maille à la fois, la Ville de Québec souhaite animer la période estivale malgré l’annulation des grands rassemblements et les règles de distanciation sociale. Le nombre de places éphémères passera de 25 à 50, des artères commerciales seront transformées en rues piétonnes et les enfants pourront fréquenter les camps de jour… si le gouvernement du Québec donne son vert.

«On va tenter de se tricoter un été si la santé publique permet des mesures de déconfinement», a lancé le maire de Québec, lundi, en marge du conseil municipal. 

Même sans garantie que la levée de certaines restrictions le permettra, les employés travaillent à l’élaboration d’un plan pour redonner vie à la Ville. Une des mesures envisagées touche les rues commerciales.

«On se demande s’il est pertinent de rendre certaines artères piétonnes pour qu’il y ait des débordements de terrasses sur la chaussée», lance M. Labeaume. 

Chose certaine, son administration a décidé de fixer un tarif d’exploitation unique de 50 $ pour les 190 propriétaires de terrasses de restaurants. Le prix habituel est d’environ 3300 $. «Chaque année, ça rapporte 670 000 $ à la Ville. Là, on met 660 000 $ sur la table», ajoute-t-il. 

De plus, la Ville fera doubler le nombre de places éphémères sur son territoire pour le faire passer de 25 à 50. Une place éphémère coûte entre 10 000 $ et 15 000 $. L’ajout nécessite donc un investissement supplémentaire estimé à 300 000 $. L’administration municipale paiera aussi pour l’animation de ces espaces qui gagnent en popularité. 

Camps de jour

Les parents des 17 000 enfants qui fréquentent les camps de jour doivent retenir la date du 25 mai. Le maire s’est fixé cette date pour décider si la Ville maintien, reporte ou annule le Programme Vacances-Été. M. Labeaume évoque la possibilité d’un programme écourté qui pourrait commencer au-delà du 29 juin. La Ville est aussi consciente d’être tributaire d’un potentiel manque de personnel. Enfin, l’offre de camps devra être adaptée à la situation qui prévaudra à ce moment-là.

Et pour les jours pluvieux, la Ville investit 100 000 $ dans l’achat de 1500 nouveaux titres de livres numériques, comptant un total de 5000 exemplaires. Des 1500, 500 sont destinés aux enfants. Le réseau de bibliothèque compte déjà 18 000 titres et 35 000 exemplaires. «Depuis le début de la pandémie, les emprunts ont bondi de 120 % pour un total de 35 000», a conclu le maire.