Les trois entreprises bénéficient d’une réduction du tiers sur le prix des différents permis exigés par la mairie.
Les trois entreprises bénéficient d’une réduction du tiers sur le prix des différents permis exigés par la mairie.

La Ville de Québec offre des rabais aux propriétaires de calèches

Baptiste Ricard-Châtelain
Baptiste Ricard-Châtelain
Le Soleil
La Ville de Québec a décidé d’aider un peu l’industrie des calèches, frappée par le confinement printanier et la désertion des touristes internationaux en cette ère pandémique.

«Tout comme elle l’a fait pour les restaurateurs en diminuant considérablement le coût des loyers pour les terrasses sur la voie publique ce printemps, la Ville donne un coup de pouce au secteur des calèches, un autre élément de l’industrie touristique de Québec qui a été touché par la COVID-19», explique le porte-parole municipal David O’Brien. 

Les trois entreprises bénéficient donc d’une réduction du tiers sur le prix des différents permis exigés par la mairie. Cela équivaut à quatre mois de gratuité, pour les quatre mois au cours desquels elles n’ont pu sillonner le Vieux-Québec afin de respecter les diktats de la Santé publique.

«En cette période de crise sanitaire, toute l’industrie touristique est […] durement touchée», ajoute-t-on dans un document remis aux élus. «Les trois exploitants des véhicules hippomobiles opérant sur le territoire de l’agglomération de Québec n’y échappent pas. En effet, ceux-ci doivent soutenir des frais fixes importants reliés à la santé et à la vitalité de leurs chevaux alors que leur revenu a été nul durant la période de près de 4 mois de confinement. Sachant que leur clientèle principale provient de l’international et que la reprise des activités touristiques pour l’année 2020 est pour le moment incertaine, la Ville souhaite leur apporter son soutien pour assurer la pérennité de leurs activités.»

Ainsi, pour pouvoir travailler dans les rues de la capitale, le propriétaire d’une calèche déboursera 730 $ au lieu des 1100 $ prévus au règlement municipal. De même, le permis nécessaire pour pouvoir stationner une calèche en ville passe de 1800 $ à 1200 $.

En plus, ajoute David O’Brien, les exploitants profitent d’un délai de deux mois supplémentaires afin d’effectuer leurs paiements.

«L’impact financier pour la Ville est estimé à environ 20 000 $.»

Trois entreprises

Il y a trois exploitants de calèches dans la capitale, pour un total de 17 calèches en circulation. 

Calèches du Vieux-Québec en a deux, La Belle Époque une seul.

Calèches Québec domine le marché avec 14 «véhicules hippomobiles». Cette entreprise possède également 6 diligences tirées par deux chevaux et pouvant accueillir plus de 16 passagers chacune.