Pour sa session d’automne, l’Université Laval réduira la présence physique des étudiants sur le campus au strict minimum, l’offre de formation se tiendra majoritairement à distance.
Pour sa session d’automne, l’Université Laval réduira la présence physique des étudiants sur le campus au strict minimum, l’offre de formation se tiendra majoritairement à distance.

La session d’automne majoritairement en ligne à l’Université Laval

Pour sa session d’automne, l’Université Laval réduira la présence physique des étudiants sur le campus au strict minimum, l’offre de formation se tiendra majoritairement à distance.

Cette décision a été prise afin de respecter les consignes de distanciation sociale émises par la santé publique. 

Même si la session se tiendra de manière virtuelle, les frais d’inscription seront les mêmes. L’offre de services en ligne sera par ailleurs bonifiée afin d’offrir un maximum de soutien à distance.

L’UL promet d’offrir «une solide expérience numérique», elle envisage toutefois un retour «prudent» des étudiants sur le campus si les restrictions de la santé publique s’allègent, étant donné que le déconfinement est déjà entamé à Québec.

«La priorité sera donnée aux activités d’enseignement pour lesquelles l’apprentissage à distance est difficile, voire impossible. Par exemple, les activités de formation pratique en santé, les ateliers d’enseignement, les activités terrain et les laboratoires», précise-t-on.

Baisse de revenus

La baisse de fréquentation et la baisse d’occupation dans les résidences étudiantes représentent une source de préoccupations pour l’Université Laval, elle estime un manque de revenus de 100 millions de dollars.

«On regarde comment atténuer les effets de ces manques à gagner. Nous sommes en discussion constante avec le ministère de l’Éducation», a indiqué le vice-recteur exécutif de l’Université Laval, Robert Beauregard, en conférence de presse mardi. 

Pour la session estivale, 94 % des cours sont offerts, comparativement à la session d’été l’an dernier. L’UL ne note pourtant aucune baisse d’inscriptions pour le moment.

«On a moins de cours disponibles, mais on a plus d’étudiants parce qu’ils n’avaient pas d’autres options cet été. Plusieurs ont perdu leur travail, plutôt que de ne rien faire, c’est une façon de s’occuper et d’avancer ses études», continue M. Beauregard.

Les craintes se font sentir pour la session de l’automne, une bonne partie de la clientèle internationale ne pourra être présente, notamment. «On ignore comment les effectifs vont se répandre à l’automne.»

M. Beauregard précise que les résidences étudiantes sont actuellement occupées à environ 30% de leur capacité. «On doit les entretenir, on doit les maintenir fonctionnelles.»

Fin de session en ligne

Le vice-recteur exécutif de l’UL indique aussi que 95 % des cours entamés lors de la session d’hiver ont pu être complétés. Le défi demeure la tenue des stages, particulièrement dans le domaine de la santé. Plusieurs stagiaires ont dû interrompre leur expérience.

«Les ajustements ont été d’une grande diversité et d’une grande complexité», note M. Beauregard. Beaucoup de travail reste à faire avec les facultés concernées afin de continuer d’offrir les stages, lesquels sont obligatoires et essentiels au parcours des étudiants. 

L’UL rappelle que les mesures mises en place sont exceptionnelles et «guidées par le contexe actuel». «Nous sommes aussi impatients que vous de pouvoir renouer avec un campus qui vibre au rythme de la vie que nos étudiantes et étudiants y insufflent.»

Cérémonies de collation des grades

Vendredi dernier, l’institution annonçait tenir les cérémonies de collation des grades 2020 de manière virtuelle. Or, cette décision n’avait pas plu à beaucoup de finissants qui souhaitaient vivre cette expérience en personne. Une pétition pour le report des cérémonies à une date ultérieure a été signée par plus de 6000 personnes.

«On a vu la réaction des étudiants, ça signifie leur attachement à la cérémonie. L’un n’empêche pas l’autre, on peut faire une cérémonie virtuelle pour marquer le moment au moment où il se produit. On va tenir une cérémonie virtuelle, mais dès que c’est possible, on va se consulter pour faire une cérémonie intéressante pour permettre aux gens de se retrouver et célébrer», a précisé M. Beauregard.

Près de 11 000 finissants étaient prêts pour l’obtention de leur diplôme à la fin de la session d’hiver. Leur important bout de papier sera envoyé par la poste.