Les enfants de la famille Dupont-Daigneault reprennent le chemin de l’école lundi matin, avec un sac beaucoup plus léger et des attentes différentes.
Les enfants de la famille Dupont-Daigneault reprennent le chemin de l’école lundi matin, avec un sac beaucoup plus léger et des attentes différentes.

La rentrée du mois de mai

Le sac d’école est prêt pour ceux qui auront fait le choix de retourner en classe! Enfin, le sac n’est pas très lourd pour cette rentrée spéciale de mai, les enfants ne peuvent pas apporter grand-chose.

La semaine dernière, dans son édition papier du 2 mai, Le Soleil avait discuté avec quelques familles afin de connaître leur choix : retourner son enfant à l’école ou le garder à la maison?

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À la veille du grand jour, Sophie Dupont n’avait pas changé d’idée, ses trois enfants ont donc pris le chemin de l’école lundi matin, avec un sac beaucoup plus léger et des attentes différentes.

«L’aîné a très hâte de retourner, celui du milieu est neutre et le dernier, ça ne lui tente pas trop. Mais il est trop petit pour comprendre l’enjeu», explique la maman. 

Les enfants fréquentent l’école Anne-Hébert. L’enseignante du dernier en maternelle, Mathis, a pris le temps la semaine dernière de montrer la nouvelle classe aux enfants via l’application Zoom. Ils ont pu voir les nouveaux bureaux loin les uns des autres et les différentes stations pour se désinfecter les mains. Le jour du retour, la surprise allait être moins grande.

«Pour les plus grands, on a reçu un courriel avec une vidéo de l’école, mais on a eu moins de communications avec les enseignants», indique aussi Sophie Dupont, qui aurait peut-être préféré plus de contacts.

La maman a choisi d’envoyer ses enfants à l’école parce qu’elle est d’avis que ça leur fera du bien de retrouver une routine. «C’est en toute ouverture, si je vois que le fonctionnement ne fait pas de sens, je n’exclus pas la possibilité de les ramener.»

Les parents ont rassuré leurs enfants le plus possible, et ont bien expliqué que les règles ne seront pas les mêmes. «On les a préparés, ils comprennent. À l’école, j’aurais aimé par exemple qu’on présente les règles de façon positive aux plus jeunes, pour les préserver de nos inquiétudes d’adultes. Ça aurait pu être quelque chose d’excitant, de nouveau pour rendre ça plaisant. Mais c’est présenté comme quelque chose de plate.»

L’étape de trop pour la famille était le service de garde. «Considérant toutes les contraintes de mouvements, mes enfants bougent beaucoup, j’ai décidé de réorganiser mon horaire pour ne pas les envoyer. Ça va être de la gymnastique, mais on va le faire», termine-t-elle.

À la maison

Du côté de Cynthia Roussel, les trois enfants d’âge primaire resteront à la maison avec la grande du secondaire. «Je ne regrette pas mon choix. Je trouve encore qu’il y a trop d’incertitude, la formule n’est pas alléchante.»

Le père des enfants travaille dans un CHSLD qui traite des cas de COVID-19, le choix de la famille est basé en partie sur le souci de protéger les autres.

Cependant, ils devront voir des amis reprendre le chemin de l’école sans eux. 

«Je leur ai expliqué, ils ont posé des questions. Ils ne sont pas seuls, dans leur classe c’est environ moitié-moitié. Ils ont des amis proches qui ne retournent pas non plus alors ça aide», explique Cynthia Roussel.

Les enfants de sept, neuf et onze ans fréquentent l’école de la Grande-Hermine. Ils devront poursuivre leur parcours scolaire à la maison.

«J’ai eu une bonne communication avec au moins deux enseignants. Les enfants ont parlé par Zoom avec eux. Ils font un bon suivi malgré tout ce qu’ils doivent faire. De ce que je comprends, les spécialistes de l’école vont aider pour les suivis à la maison, ça va aider.»

Le plus grand du primaire doit composer avec des problèmes d’apprentissage, il est donc anxieux de terminer l’année à la maison. Sa maman se fait toutefois rassurante, elle croit qu’il obtiendra l’aide nécessaire afin d’être prêt pour la rentrée de septembre.