En date de jeudi, il ne reste que 36 personnes présentement en isolement en raison de la COVID-19 sur la Côte-Nord.
En date de jeudi, il ne reste que 36 personnes présentement en isolement en raison de la COVID-19 sur la Côte-Nord.

La Côte-Nord réclame un déconfinement progressif

BAIE-COMEAU — Avec une contamination de plus en plus rare, voire inexistante sur la majorité du territoire, ils sont nombreux sur la Côte-Nord à réclamer un déconfinement progressif. Le Centre de santé et de services sociaux (CISSS) de la Côte-Nord s’y prépare en pensant déjà à une deuxième vague d’infection.

En date de jeudi, il ne reste que 36 personnes présentement en isolement en raison de la COVID-19 sur la Côte-Nord. Soixante-seize personnes sont déclarées rétablies, pour un total de 112 personnes infectées depuis le début de cette pandémie. De ces 112 personnes, 90 résident dans la MRC de Sept-Rivières. 

Dans les cinq autres MRC de la région, on n’a enregistré aucun nouveau cas depuis maintenant 16 jours. Les deux personnes hospitalisées sont rentrées à la maison, il n’y a toujours aucun cas en CHSLD, aucun décès et donc, tout semble bien fonctionner sur papier. 

Mais, prévient le Dr Richard Fachehoun, en dehors de certaines situations circonscrites, comme l’éclosion au pénitencier fédéral de Port-Cartier, il n’y a pas eu beaucoup de cas isolés de contamination, faisant ainsi en sorte que la région est encore très loin de l’immunité naturelle évoquée la journée même par le premier ministre François Legault.

Tant qu’il n’y aura pas cette immunité collective et le vaccin permettant de l’induire, «ce qui pourrait arriver, c’est une deuxième vague peut-être plus importante», a lancé le médecin-conseil en santé publique.

«On a aplati la courbe, mais il faut prendre des décisions stratégiques», ajoute-t-il en évoquant la distanciation sociale et le port du masque, qui font entre autres en sorte «qu’on n’aura plus la vie sociale qu’on avait avant».

Le spécialiste a également souligné qu’en vue du déconfinement, les autorités sont à mettre en place un système de surveillance afin de savoir pratiquement en temps réel quel est le portrait de santé publique dans les écoles, les garderies, les entreprises. «Ça va nous permettre de détecter rapidement les cas problématiques», a-t-il fait valoir. 

Ce déconfinement devra se faire «sous coordination centrale», modulé par «les spécificités régionales», a soutenu le docteur Fachehoun, indiquant être en attente des directives ministérielles dans ce dossier.