La clinique à l’auto de Place Fleur de Lys, aménagée dans l’ancien garage du magasin Sears recevrait entre 125 et 175 visiteurs par jour.
La clinique à l’auto de Place Fleur de Lys, aménagée dans l’ancien garage du magasin Sears recevrait entre 125 et 175 visiteurs par jour.

La clinique à l'auto de Fleur de Lys n'a pas connu l'achalandage prévu

Comme on ne dépiste plus comme on dépistait, la clinique à l’auto de Place Fleur de Lys ne connaît pas l’achalandage prévu, et celle adjacente à l’Institut universitaire de santé mentale de Québec (IUSMQ) a changé de vocation.

La clinique de dépistage du chemin de la Canardière avait ouvert ses portes le 11 mars afin de tester les gens de retour de voyage et leurs contacts étroits présentant des symptômes de la COVID-19. Une deuxième clinique de dépistage avait par la suite ouvert ses portes à l’Hôpital Chauveau, pour finalement être remplacée fin mars par celle de Place Fleur de Lys, dont la capacité d’accueil est plus grande.

Puisque le CIUSSS de la Capitale-Nationale suit les règles du ministère de la Santé et que celui-ci a depuis modifié les critères de dépistage (qui est maintenant réservé en priorité aux patients des hôpitaux, au personnel de la santé, aux résidents des milieux d’hébergement pour aînés ainsi qu’aux travailleurs essentiels), la clinique adjacente à l’IUSMQ a fermé ses portes le 31 mars, pour devenir une semaine plus tard une «zone chaude de CLSC», explique un porte-parole du CIUSSS, Mathieu Boivin.

Cette zone chaude de CLSC accueille des patients atteints de la COVID-19 qui doivent recevoir des soins liés à d’autres problèmes de santé (un changement de pansement ou un traitement par injection, par exemple), précise M. Boivin.

Le personnel de la clinique de dépistage adjacente à l’IUSMQ a été déplacé vers la clinique à l’auto de Place Fleur de Lys. Cette clinique aménagée dans l’ancien garage du magasin Sears recevrait entre 125 et 175 visiteurs par jour, bien en-deça de sa capacité d’accueil, fixée à 5000 visiteurs par jour au moment de son ouverture, le 27 mars. 

La clinique de dépistage du centre commercial accueille aussi les personnes à pied, et une clinique mobile effectuant environ 75 tests par jour dans les milieux d’hébergement pour aînés vient y déposer les échantillons recueillis, indique Mathieu Boivin.

Cliniques d’évaluation 

Dans Chaudière-Appalaches, les cliniques de dépistage à l’auto ont toutes été fermées pour être remplacées par des cliniques d’évaluation, dont le mandat est de procéder, sur rendez-vous, à l’évaluation de tout patient qui présente des symptômes d’allure grippale, de gastroentérite ou associés à la COVID-19. 

Depuis le 3 avril, quatre cliniques d’évaluation ont ouvert leurs portes au Centre Paul-Gilbert (secteur Charny), au CLSC et CHSLD de Beauceville, à l’Hôpital de Montmagny de même qu’au Centre d’activités de jour en déficience intellectuelle et en trouble du spectre de l’autisme de Thetford Mines. Pour avoir un rendez-vous dans une de ces cliniques, il faut composer le 1-877-644-4545. Selon une porte-parole du CISSS de Chaudière-Appalaches, Maryse Rodrigue, la majorité des employés des cliniques de dépistage ont été déplacées vers ces cliniques d’évaluation. 

Quatre cliniques d’évaluation ont également été mises sur pied dans la Capitale-Nationale depuis le début de la pandémie, soit à MAclinique Lebourneuf et à l’Hôpital du Jeffery Hale, à Québec, de même qu’au Centre de réadaptation en déficience intellectuelle de Donnacona et au Centre des loisirs de Saint-Hilarion, dans Charlevoix. 

Centres de convalescence

Ouvert vendredi, le centre de convalescence de l’Hôtel Le Concorde, qui accueille les personnes atteintes de la COVID-19 ou suspectées de l’être et qui ne sont pas en mesure de s’isoler dans leur milieu de vie, héberge actuellement cinq patients infectés par le coronavirus, indique le porte-parole du CIUSSS de la Capitale-Nationale. 

Mathieu Boivin précise que d’autres personnes y seront accueillies mardi «avec les résultats des tests de dépistage qui se font actuellement» dans les résidences privées pour aînés. 

Le personnel du CIUSSS dispense à l’hôtel de la Grande-Allée des services de soins 24 heures sur 24, sept jours sur sept, en fonction du profil des clientèles et du niveau de soins requis (isolement préventif et/ou soins à la suite d’un dépistage positif).

Quant au centre de convalescence de l’Armée du Salut, qui s’adresse surtout aux personnes en situation d’itinérance suspectées d’avoir la COVID-19, il a accueilli 22 bénéficiaires depuis le 9 avril. De ce nombre, cinq y attendent toujours le résultat de leur test de dépistage, précise Mathieu Boivin, selon qui aucun cas positif n’a encore été signalé à cet endroit.