Il boit du Purell devant les policiers

Un individu fortement intoxiqué par l’alcool en a rajouté en ingérant du Purell devant les agents du Service de police de Sherbrooke qui intervenaient sur les lieux d’un rassemblement.

L’individu de 30 ans, qui s’ajoute au palmarès des bêtises de la COVID-19, avait passé la soirée dans un logement de la rue des Quatre-Saisons dans l’arrondissement de Fleurimont à Sherbrooke.

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Selon des témoins, ce n’était pas la première fois au cours de cette longue nuit que l’individu avalait du désinfectant. 

L’histoire ne dit pas cependant si cet individu était un adepte du président des États-Unis Donald Trump qui avait émis la mauvaise idée il y a une dizaine de jours d’éliminer le coronavirus en s’injectant du Lysol dans les poumons. S’il avait écouté la mise au point du président Trump, qui a affirmé qu’il s’était exprimé de façon sarcastique, le Sherbrookois se serait peut-être évité une visite à l’hôpital pour avoir mis sa vie en danger.

« Il a ingéré le Purell devant les policiers semblant dire que toutes ces règles de distanciation n’étaient pas sérieuses », indique le porte-parole du Service de police de Sherbrooke, Samuel Ducharme.

Lors de l’intervention des policiers vers 6 h dimanche matin, l’individu a tenté de s’en prendre à eux en tentant de les bousculer.

« Nous avons procédé à son arrestation. Il a été conduit à l’hôpital étant donné les quantités de Purell et d’alcool qu’il avait ingérées. Il a été intubé à un certain moment, mais il se trouve maintenant hors de danger. Des accusations de voies de fait sur les policiers devraient être portées contre lui », indique Samuel Ducharme du SPS.

Étant donné qu’ils se trouvaient dans un rassemblement illégal, lui et ses comparses ont reçu des constats d’infraction de 1000 $ en vertu de la Loi sur la santé publique.

Samuel Ducharme

Ces infractions s’ajoutent un bilan de la semaine où 41 constats ont été émis depuis le 27 avril dernier.

« Les constats sont remis principalement pour des rassemblements interdits. Au cours de la dernière semaine, ce sont 1557 appels que nous avons reçus au sujet de la COVID-19 », mentionne le porte-parole du SPS.

Au cours de la dernière fin de semaine, le SPS a effectué de la surveillance à pied, à vélo et à moto dans les espaces publics, notamment aux parcs Jacques-Cartier et Lucien-Blanchard.

Depuis l’entrée en vigueur du décret gouvernemental, le SPS dispose du pouvoir d’imposer des amendes allant de 1000 $ jusqu’à 6000 $ en cas de récidive pour les personnes qui ne respecteront pas les consignes gouvernementales pour freiner la propagation de la COVID-19.