Comme ailleurs dans la province, les organismes responsables des camps de jour du Grand Gaspé peinent à recruter les moniteurs nécessaires pour accueillir le nombre régulier de vacanciers.
Comme ailleurs dans la province, les organismes responsables des camps de jour du Grand Gaspé peinent à recruter les moniteurs nécessaires pour accueillir le nombre régulier de vacanciers.

Gaspé lance un cri du coeur aux jeunes à travailler aux camps de jour

La ville de Gaspé lance un cri du cœur aux jeunes afin d’engager un nombre suffisant de moniteurs pour ouvrir ses camps de jour tout en respectant les mesures imposées par la Santé Publique.

«Le nombre de moniteurs va être notre principale limitation», explique d’emblée le maire de Gaspé, Daniel Côté, dans une vidéo sur la page Facebook de la ville. Comme ailleurs dans la province, les organismes responsables des camps de jour du Grand Gaspé peinent à recruter les moniteurs nécessaires pour accueillir le nombre régulier de vacanciers, tout en respectant les mesures sanitaires imposées par la Santé Publique. Les services et le nombre d’enfants pris en charge par les organismes s’en verront donc probablement amputés. 

Le gouvernement a donné le feu vert pour l’ouverture des camps de jour à partir du 22 juin, à condition de respecter les consignes sanitaires, notamment la mise en place d’un maximum d’enfants par moniteur selon l’âge ainsi que le respect de la distanciation de deux mètres. Les organisations devront aussi régulièrement se donner à de rigoureuses procédures de désinfection. 

La PCUE comme principal compétiteur

Si les organismes ont du mal à recruter, c’est en partie en raison de la Prestation Canadienne d’Urgence pour les Étudiants (PCUE), croit le maire Daniel Côté. «Cet été, le principal compétiteur des camps de jour, ça va être la PCUE», explique-t-il avant de lancer un véritable cri de cœur aux jeunes de la municipalité. «Contribuez à offrir un service aux familles. Les organismes ont besoin de vous et c’est l’occasion de donner au suivant. Je compte sur vous», a ajouté M. Côté. Le programme fédéral offre 1250 $ par mois aux étudiants sans emploi pour réduire les impacts des mises à pied dues à la COVID-19, de quoi rivaliser avec les postes dans les camps de jour, souvent au salaire minimum. 

Un coup dur pour les finances

Si ces mesures forcent la ville à lancer un appel à l’aide aux jeunes, elle met aussi à rude épreuve les finances des différents organismes responsables. Pour respecter les mesures sanitaires, les camps devront réduire leur nombre d’admissions et débourser pour du matériel de désinfection, comme le recommande la santé publique. «L’été dernier, pour 200 jeunes, on avait 15 moniteurs. Si on ouvre cet été, on devrait avoir au maximum 100 jeunes avec le même nombre de moniteurs. Plus de dépenses, moins de revenus», explique la directrice d’un de ces camps. 

En plus des défis financiers et du manque de main-d’œuvre, les camps de jour, qui empruntent en grande majorité les locaux des écoles, n’ont toujours pas eu l’accord des directions pour utiliser les installations scolaires. «On est en communication avec les commissions scolaires, mais c’est un défi effectivement», mentionne l’animateur en sports, plein air et loisirs de la ville de Gaspé, Simon-Philippe Lalonde. Pour ce qui est de l’aspect financier, ce dernier assure que «la ville sera au rendez-vous».