Les Ottaviennes Camille Gauthier et Camille Demers ont organisé un système d’échange de lettres entre les membres de la communauté et les résidents d’établissements pour aînés des régions rurales d’Ottawa.
Les Ottaviennes Camille Gauthier et Camille Demers ont organisé un système d’échange de lettres entre les membres de la communauté et les résidents d’établissements pour aînés des régions rurales d’Ottawa.

Échanger des lettres pour briser l’isolement

Émilie Pelletier
Émilie Pelletier
Initiative de journalisme local — Le Droit
Quand la pandémie de COVID-19 a frappé, Camille Gauthier et Camille Demers ont eu l’idée d’organiser un système d’échange de lettres entre les membres de la communauté et les résidents d’établissements pour aînés des régions rurales d’Ottawa. Cette semaine, elles ont réussi à organiser leur 100e relation par correspondance.

Ces deux jeunes Ottaviennes dans le début vingtaine ont bien remarqué l’isolement qui a frappé de plein fouet les aînés en résidences.

« Avec la pandémie, on peut dire qu’on comprend plus l’isolement social chez les aînés, puisqu’on l’a maintenant vécu, nous aussi. »

Ainsi, des centaines d’aînés et de membres de la communauté ont été jumelés afin de s’envoyer par la poste des lettres, des dessins, ou tout ce qu’ils ont envie de s’envoyer.

Camille Gauthier a eu l’idée d’un tel projet en s’inspirant de sa grand-mère, elle qui adore aller chercher son courrier.

C’est donc en jumelant la formation en soins de la santé de cette dernière et la passion de Camille Demers pour le développement de projets que les deux Camille ont conçu « Ensemble écrivons, together let’s write ».

Les interlocuteurs peuvent s’envoyer des lettres de façon mensuelle ou hebdomadaire, c’est libre au choix.

« Les participants, ça les valorise aussi, ils sentent qu’ils font quelque chose pour aider leur communauté. Le désir d’aider, c’est vraiment un des facteurs importants de ce projet. »


« Avec la pandémie, on peut dire qu’on comprend plus l’isolement social chez les aînés, puisqu’on l’a maintenant vécu, nous aussi. »
Camille Gauthier

Les deux jeunes femmes, « des filles de campagne », ont voulu concentrer leurs efforts sur les résidences en milieu rural, « puisque ces personnes sont encore plus affectées par l’isolement social causé par la COVID-19 ». Elles souhaitent miser sur des relations intergénérationnelles, et des personnes de tout âge sont invitées à prendre part au projet, qui représente selon elles « un petit engagement au gros impact ».

« À cause de la pandémie, on vit tous un isolement social. La plus jeune participante, par exemple, est âgée de 14 ans et vit elle aussi une certaine forme d’isolement. Elle est mélangée avec une personne âgée d’environ 80 ans, et c’est comme ça qu’on voit que ça affecte tout le monde. »

Mmes Gauthier et Demers affirment qu’il s’agit également d’une bonne idée pour les établissements, puisque nombreux sont ceux qui ont dû réduire ou limiter leurs activités habituelles pour lutter contre la transmission du virus.

Une page Facebook sera bientôt disponible pour recruter encore plus de participants.

Les deux Camille lancent d’ailleurs un appel aux membres de la communauté ainsi qu’aux directions de résidences rurales d’Ottawa qui souhaitent s’ajouter au projet de les visiter sur Facebook.

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Pour entrer en contact : ensembletogetherottawa@gmail.com

Sur Facebook : Ensemble, écrivons — Together, let’s write