Depuis mercredi, toute personne qui arrive au Canada de l’étranger reçoit l’ordre de rester à la maison afin d’éviter la propagation de la COVID-19. Quiconque y contrevient s’expose à la prison ou à une amende maximale de 750 000 $.
Depuis mercredi, toute personne qui arrive au Canada de l’étranger reçoit l’ordre de rester à la maison afin d’éviter la propagation de la COVID-19. Quiconque y contrevient s’expose à la prison ou à une amende maximale de 750 000 $.

Des visites à domicile pour surveiller les voyageurs en quarantaine

OTTAWA — Des visites à domicile pourraient avoir lieu afin de vérifier si les voyageurs respectent bel et bien la quarantaine qui leur est exigée pendant 14 jours à leur retour au pays.

L’administratrice de la santé publique du Canada, Dre Theresa Tam, a suggéré jeudi lors d’une conférence de presse qu’il s’agirait de l’approche la plus «raisonnable» trouvée jusqu’à présent.

«Il y a plusieurs, plusieurs voyageurs qui traversent la frontière et nous allons bien sûr évaluer cette méthode au fur et à mesure», a indiqué Dre Tam, ajoutant que le fédéral collaborera avec les autorités de santé locales pour faire le suivi de la situation.

Depuis mercredi, toute personne qui arrive au Canada de l’étranger reçoit l’ordre de rester à la maison afin d’éviter la propagation de la COVID-19. Quiconque y contrevient s’expose à la prison ou à une amende maximale de 750 000 $.

Qu’ils arrivent par voie terrestre ou par voie aérienne, tous les Canadiens qui présentent des symptômes du virus - fièvre, toux ou difficultés respiratoires - sont tenus d’en informer l’agent de contrôle ou l’agent de quarantaine.

Dans tous les cas, ils sont invités à se rendre chez eux avec leur véhicule privé le plus rapidement possible en limitant les contacts physiques. Un bref arrêt à la station d’essence fait l’affaire, mais pas question d’aller faire des courses.

«Ce n’est pas une bonne idée de s’arrêter pour faire l’épicerie. C’est mieux d’aller tout de suite à la maison et on peut toujours demander à un ami, à un voisin d’aller acheter de la nourriture», a fait savoir Howard Njoo, sous-administrateur en chef de l’Agence de la santé publique du Canada.

Les personnes malades qui ne pourront pas se rendre chez elles de façon sécuritaire ou qui sont à risque de contaminer des personnes à risque seront prises en charge par le fédéral.

À l’heure actuelle, il y a «très peu» de personnes au pays dans cette situation, selon Dre Tam.

Arrivés à la maison, les voyageurs devront s’y confiner pendant 14 jours. Une petite marche dans les confins de sa propriété est cependant permise, précise Dr Njoo.

«Tout le monde a besoin d’air frais. Oui, on peut sortir, aller sur le balcon. On prend peut-être une petite marche autour du jardin, quelque chose comme ça. C’est correct. Mais (il ne faut pas) être en contact avec la population générale», avertit-il.

De manière générale, les Canadiens sont «coopératifs», selon Dre Tam. Elle verra s’il y a lieu d’ajuster les visites à domicile pour s’assurer du respect du décret gouvernemental.

«Nous mettons tout ceci en place rapidement. Nous allons nous ajuster et modifier notre stratégie si nécessaire, mais c’est vraiment un effort coordonné avec (les autorités) locales», a-t-elle dit.

Cette quarantaine obligatoire ne s’applique pas aux membres de l’équipage d’un avion, aux membres des Forces canadiennes et aux personnes fournissant des services essentiels.