Plusieurs Canadiens, dont au moins un couple de L'Ange-Gardien, Gaston et Marjolaine Girouard, sont à bord du Celebrity Eclipse au large du Chili. 

Des couples de l'Outaouais coincés sur des bateaux au large du Chili

Des centaines de Canadiens sont actuellement coincés à bord d’au moins deux bateaux de croisière qui ont jeté l’ancre au large du Chili lundi. Parmi eux, des résidents de la région essaient tant bien que mal de rentrer au pays.

Au moins deux couples de l'Outaouais sont à bord du bateau de croisière Celebrity Eclipse, ancré au large de San Antonio, au Chili, et un autre à bord du Coral Princess, qui navigue vers Montevideo. Ces voyages, dont un devait se terminer lundi soir, prennent maintenant une tout autre tournure.

Mardi matin, à la suite du refus du gouvernement chilien de laisser le navire accoster à San Antonio, le Celebrity Eclipse a pris la direction de Valparaiso où il a été ravitaillé. Ensuite, le navire a pris la mer en direction de San Diego, aux États-Unis, où il devrait accoster dans 11 jours.

À bord, le navire de 320 mètres accueille plus de 2800 passagers, dont Marjolaine et Gaston Girouard, de L'Ange-Gardien, qui ont amorcé leur croisière le 1er mars.

«Pour l’instant, tout va bien. On est libre d’aller et venir sur le bateau, explique M. Girouard. L’ambiance est bonne, mais bien sûr, on prend les mesures d’hygiène qui s’imposent et on a hâte de retrouver notre famille. Au moment où on se parle, ils s’occupent d’obtenir des médicaments pour les personnes qui risquent d’en manquer d’ici notre arrivée à San Diego la semaine prochaine.»

Quant à leur sécurité, rien n’indique qu’elle est menacée. «L’ambassade est déjà au courant de notre situation, explique M. Girouard. 

Le fils du couple, Jean-François Girouard est aussi rassuré.

«On trouve ça long, mais le fait qu’ils accosteront aux États-Unis est tout de même rassurant. Tant qu’ils sont à bord du bateau, leur situation est sous contrôle. Une fois descendu, le transport à l’aéroport, les vols, les escales et possiblement les hôtels, c’est là que c’est moins sûr.»

Une image du ravitaillement du Celebrity Cruise au large de Valparaiso sur la côte du Chili.

Coral Princess

Toujours au Chili, le bateau de croisière Coral Princess — de la même famille que le Diamond Princess — est lui aussi coincé au large de ce pays d’Amérique du Sud.

Un couple de Gatineau, Diane et Roger Lamirande, est à bord et vit également des moments d’incertitude reliés à la crise de la COVID-19.

«Mon mari et moi avons reçu un avis que nous nous dirigeons vers Montevideo après que notre bateau n’ai pas reçu la permission d’accoster à Puerto Madryn, en Argentine, relate Mme Lamirande dans un courriel envoyé au Droit, mardi. Cet arrêt à Montevideo serait seulement pour le ravitaillement.»

Selon l’itinéraire prévu, le Coral devait accoster à Buenos Aires jeudi pour la fin du voyage. «Aujourd’hui (mardi), le capitaine a indiqué que nous n’aurions peut-être pas l’autorisation d’entrée au port de Buenos Aires, ajoute Mme Lamirande. On est toujours en attente à ce jour.»

Plus de 300 Canadiens seraient à bord du Coral Princess et ils sont toujours en attente de solutions pour le rapatriement. Le couple gatinois a demandé par courriel au gouvernement fédéral de faire ce qu’il peut pour ramener les ressortissants canadiens au pays. 

«La compagnie de croisière tente de nous aider, mais je pense que notre gouvernement pourrait en faire plus, exhorte Mme Lamirande. On ne demande pas qu’on paie pour nous, on veut juste revenir au pays. J’ai envoyé un courriel à l’ambassade du Canada et à notre député, mais je n’ai pas reçu de réponse de l’un ou de l’autre.»