La cathédrale d'Ottawa n'est toujours pas ouverte aux fidèles.
La cathédrale d'Ottawa n'est toujours pas ouverte aux fidèles.

Déconfinement des églises : on attend aussi en Ontario

Comme au Québec, les lieux de culte en Ontario attendent la bénédiction des autorités provinciales pour rouvrir leurs portes aux croyants.

Mais les responsables des églises dans la province ne restent pas les bras croisés en attente d’une décision. Ils évaluent et préparent déjà les mesures de protection sanitaire à mettre en place afin d’être prêts lorsque le clocher appellera à nouveau les fidèles.

«Il faudra que nos églises, comme ici à l’archidiocèse d’Ottawa-Cornwall et dans les autres [archidiocèses], soient capables d’ouvrir en toute sécurité. Il faudra qu’elles nous prouvent qu’elles sont capables de le faire. Elles devront répondre à tous les critères et on leur donnera le Ok», a expliqué Mgr Guy Desrochers, de l’archidiocèse d’Ottawa-Cornwall, précisant que des conseils ont été envoyés aux églises de l’archidiocèse sur les normes sanitaires à respecter lorsque les mesures de confinement en lien avec le nouveau coronavirus seront levées.


« On va procéder par étapes. On n’arrivera pas du jour au lendemain en permettant à 200 personnes d’entrer dans l’église. »
Mgr Guy Desrochers

La Conférence des évêques de l’Ontario prépare d’ailleurs un document qui sera envoyé à tous les diocèses de l’Ontario dans lequel seront inclus tous les aspects de sécurité.

«On va procéder par étapes. On n’arrivera pas du jour au lendemain en permettant à 200 personnes d’entrer dans l’église. Commençons tranquillement. On commencera peut-être en semaine et ensuite la fin de semaine», a suggéré Mgr Desrochers.

«Il y a un problème aussi au chapitre des bénévoles. Ils devront être de moins de 60 ans parce que les personnes de 60 ans et plus sont considérées comme vulnérables. Il y a plein de choses à considérer. Les églises devront prouver au gouvernement et aux diocèses qu’elles sont prêtes à ouvrir. Il y aura toutes sortes de critères à respecter», a continué Mgr Desrochers.

La communion reste problématique pour le moment. Il faudra trouver un moyen sécuritaire pour que le prêtre puisse donner la communion sans qu’il soit exposé au virus ou sans que soit exposé le laïc.