À Québec, un employé a été infecté par la COVID-19 au Super C de Beauport, sur l’avenue Nordique.
À Québec, un employé a été infecté par la COVID-19 au Super C de Beauport, sur l’avenue Nordique.

COVID-19: Metro et IGA dévoilent les épiceries affectées

Marc Allard
Marc Allard
Le Soleil
IGA et Metro ont dévoilé la liste de leurs épiceries où des employés ont été infectés par la COVID-19, révélant plus d’une vingtaine de cas dans ces commerces encore très fréquentés durant l’épidémie.

Chez Metro, qui possède aussi la bannière Super C, au moins douze employés travaillant dans des épiceries un peu partout au Québec ont contracté le virus. Chez IGA, c’est au moins treize employés dispersés à travers la province qui ont été infectés par le coronavirus. 

Au Québec, les épiceries restent un des seuls commerces encore largement fréquentés en cette période de confinement. Les listes de cas d’infection fournies par IGA et Metro montrent que le virus est bien présent dans ces commerces essentiels. 

À Québec, un employé a été infecté par la COVID-19 au Super C de Beauport, sur l’avenue Nordique. Un employé du IGA Des Sources, sur la rue de l’Hêtrière, à Saint-Augustin, a aussi contracté le virus. 

Des employés du IGA du boulevard de la Vérendrye, à Gatineau, et du IGA de la 105avenue, à Shawinigan, ont aussi été infectés. À Sherbrooke, deux clients qui ont contracté le virus sont passés par le Super C Fleurimont, sur la rue King est. Des employés dans plusieurs épiceries IGA et Métro de Montréal ont aussi contracté le virus, de même que dans un centre de distribution de viandes et surgelés qui appartient à Metro.

IGA et Métro assurent que chaque fois qu’un cas est signalé, elles nettoient et désinfectent à fond les installations concernées.

Mais dans ces épiceries, il s’écoule souvent quelques jours entre le dernier quart de travail de l’employé et le moment où l’employeur est averti de l’infection à la COVID-19. Ce délai suggère que le virus peut rester plusieurs jours sur les surfaces avant que l’épicerie soit désinfectée. 

Parfois, plus d’une semaine passe entre la dernière journée de travail et le moment où l’épicerie est avisée. Au Super C Beauport, un employé a travaillé jusqu’au 22 mars, mais, selon Metro, n'a développée des symptômes que le 28 mars. L’employeur a été avisé le 1er avril, soit neuf jours plus tard, date à laquelle le diagnostic a été reçu. 

Les cas recensés au Québec remontent jusqu’au 17 mars pour Metro et jusqu’au 28 mars pour IGA. 

La porte-parole de Metro, Geneviève Grégoire, indique que la chaîne d’épiceries a commencé à publier la liste des épiceries affectées par la COVID-19 en fin de semaine «par souci de transparence». 

Mardi, il n’a pas été possible de parler à un représentant d’IGA. Sur son site, la compagnie Sobeys, qui possède IGA, affirme qu’elle met à jour son «outil de suivi de la COVID-19»  également par souci de transparence envers ses clients.