Trois membres du personnel de l’école Saint-Paul ont reçu un test positif de dépistage de la COVID-19.
Trois membres du personnel de l’école Saint-Paul ont reçu un test positif de dépistage de la COVID-19.

COVID-19: maintenant trois cas à l’école Saint-Paul

Brigitte Trahan
Brigitte Trahan
Le Nouvelliste
Trois-Rivières — La Commission scolaire du Chemin-du-Roy totalise maintenant trois cas de COVID-19 sur son territoire. Il s’agit de trois membres du personnel de l’école Saint-Paul qui ont reçu un test positif de dépistage de la COVID-19.

De concert avec la Direction régionale de la Santé publique, il a donc été décidé que tous les membres du personnel ainsi que les élèves qui ont été présents à l’école depuis le 4 mai dernier «devront se soumettre à un dépistage dans les prochaines heures», a indiqué vendredi la porte-parole de la Commission scolaire, Anne-Marie Bellerose.

L’opération a ciblé une quarantaine de membres du personnel et une trentaine d’élèves.

Une désinfection complète des lieux devra être effectuée au cours du week-end selon les recommandations de la Santé publique.

La Commission scolaire a rappelé, vendredi, que toutes les mesures sanitaires ont été respectées depuis l’ouverture de l’école et que tout le personnel disposait des équipements de protection personnels recommandés par la CNESST.

La Santé publique analysera les résultats du dépistage et fera part à la Commission scolaire de ses recommandations. Selon Julie Michaud, agente de communication au CIUSSS-MCQ, il faut 24 heures pour obtenir les résultats du test. En attendant, toutes ces personnes devront, par précaution, rester confinées à la maison.

Rappelons qu’un cas avait été découvert chez un membre du personnel enseignant, il y a quelques jours. Un autre cas avait également été détecté chez un élève au Collège Marie-de-l’Incarnation.

Interrogé en anglais par un journaliste au cours du point de presse du 22 mai au sujet des cas qui surviennent présentement dans les écoles du Québec, le Dr Horacio Arruda a mentionné que trois membres du personnel dans deux écoles de la Mauricie et du Centre-du-Québec sont maintenant infectés par la COVID-19.

Le Dr Arruda n’a pas fait référence à l’élève qui l’a contracté au Collège Marie-de-l’Incarnation.

Le Dr Arruda a indiqué que les trois membres du personnel auraient contracté le virus avant la réouverture des écoles, soit avant le 11 mai. Les personnes infectées vont bien, a-t-il déclaré, mais devront être confinées.

Tant du côté de la Commission scolaire de l’Énergie que de la Commission scolaire de la Riveraine, on indique qu’il n’y a aucun cas du virus en ce moment chez les élèves ou le personnel.

Au cours d’une entrevue accordée au Nouvelliste, il y a quelques jours, la directrice régionale de la Santé publique, la Dre Marie-Josée Godi, a rappelé que «si l’on a deux cas et plus avec un lien épidémiologique», par exemple, «deux cas déclarés dans une même classe, on peut dire qu’on a une éclosion dans cette classe et non dans l’école. Si l’on se retrouve avec plusieurs cas dans plusieurs classes et qu’on sait que ces personnes-là ont un contact quelconque, on peut considérer que l’école est en éclosion. Si jamais on a un deuxième cas dans l’une ou l’autre des classes, on va considérer à ce moment-là que la classe est en éclosion.»

En pareil cas, après une enquête épidémiologique, la Santé publique déterminera s’il y a risque élevé ou modéré et les personnes infectées devront être en isolement pendant 14 jours au cours desquels elles devront surveiller leurs symptômes.

Si dans la même classe d’autres personnes présentent des symptômes, on va leur recommander de se faire dépister, ajoute la Dre Godi.

«Dans le cas de la COVID, ce qui a été déterminé pour l’évaluation de risque, c’est lorsqu’on a un contact avec une personne et que ce contact de fait à moins de deux mètres sans protection et pendant plus de 15 minutes. Dans le cas des enseignants ou d’une personne qui donne des soins à une autre personne sans porter d’équipements de protection (…) on peut juger que le risque est élevé», explique la directrice de la Santé publique.