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La situation est plutôt sous contrôle dans les régions de l’Est-du-Québec. 
La situation est plutôt sous contrôle dans les régions de l’Est-du-Québec. 

COVID-19: les trois régions de l’est du Québec sous contrôle

Gilles Gagné
Gilles Gagné
Collaboration spéciale
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CARLETON – Les trois régions de l’est du Québec poursuivent le combat contre le coronavirus dans une relative stabilité depuis le début de février, une caractéristique commune à la Côte-Nord, au Bas-Saint-Laurent, à la Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine depuis un mois, en fait.

Sur la Côte-Nord, la santé publique régionale n’a que six nouveaux cas d’infection au coronavirus à signaler depuis le début de février. La situation inquiète les autorités toutefois, car cinq de ces cas ont été signalés dans des écoles de Sept-Îles. Quatre-vingts élèves ont dû être retirés de leur bulle-classe afin d’éviter une propagation.

Un employé-cadre du service des travaux publics de la Ville de Sept-Îles a aussi été déclaré positif à la COVID-19. Dans ce dossier, une trentaine de personnes a été placée en isolement préventif et l’étude épidémiologique est en cours. La Ville a donc dû mettre en place un plan de contingence afin que les services aux citoyens ne soient pas affectés.

Mais ce qui inquiète particulièrement la santé publique, c’est un rassemblement d’une trentaine de jeunes dans un chalet de la région de Sept-Îles au cours des derniers jours, malgré le couvre-feu et l’interdiction de rassemblement. Les autorités du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSSS) de la Côte-Nord demandent aux parents de bien surveiller la situation et de sensibiliser leurs ados à l’importance du respect des mesures sanitaires.

Dans la région, on comptait en date de mardi huit cas actifs de COVID-19, pour un total de 348 cas déclarés depuis le début de la pandémie. On ne rapporte toutefois aucune hospitalisation.

Pour ce qui est de la vaccination, le CISSS espère la reprendre dans les prochains jours dans les secteurs isolés et éloignés de Caniapiscau, de Minganie et de la Basse-Côte-Nord, ainsi que pour les personnes de 80 ans et plus du reste du territoire nord-côtier.

Bas-Saint-Laurent

Le bilan épidémiologique du Bas-Saint-Laurent a connu une timide amélioration avec neuf nouvelles infections au cours des sept derniers jours, comparativement à onze la semaine précédente. Si ces nouvelles infections ont principalement été recensées dans la MRC de Rivière-du-Loup, il y a aussi eu quelques cas dans les MRC de Rimouski-Neigette, de Témiscouata et de La Matanie.

Aucune nouvelle contamination n’a été enregistrée dans les autres MRC du Bas-Saint-Laurent. Le nombre de décès est demeuré le même pour un total de 30 depuis le début de la pandémie. Le nombre d’hospitalisations a légèrement diminué au cours des derniers jours, passant de trois à deux.

Il reste 18 cas actifs au Bas-Saint-Laurent, comparativement à 16 il y a une semaine. Sur les 1 485 personnes qui ont contracté le virus depuis mars, 1 437 sont guéries. Une moyenne quotidienne de 535 tests de dépistage a été réalisée sur le territoire au cours des derniers jours.

Un seul milieu de soins est encore en éclosion: l’Unité transitoire de réadaptation fonctionnelle, située au Centre multiservices de Mont-Joli. Cependant, aucun nouveau cas ne s’est ajouté à cette éclosion au cours des sept derniers jours. On parle toujours de 40 personnes contaminées, soit 26 usagers et 14 employés.

Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine

En Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine, la situation épidémiologique s’est très légèrement détériorée au cours des sept derniers jours. Alors que la région ne comptait aucun cas actif le 2 février, elle en comptait trois une semaine plus tard. La situation est attribuable à l’émergence de trois nouveaux cas le 4 février, et de deux autres le lendemain. Toutefois, un des cas de la veille était déjà déclaré guéri, le 5 février.

Les trois cas du 4 février suivaient huit jours sans nouveau cas. En tout, six nouveaux cas ont été signalés entre les 2 et 9 février, quatre dans la MRC de la Côte-de-Gaspé, un dans la MRC d’Avignon et un aux Îles-de-la-Madeleine.

Les trois cas d’hospitalisation encore signalés alors que la région ne comptait aucun cas actif s’expliquent du fait que des gens ayant réussi à guérir de la COVID-19 ont contracté une autre maladie à l’hôpital, indique le porte-parole du CISSS de la Gaspésie, Jean Morin.

Depuis le début de la pandémie, le coronavirus a infecté 1701 personnes en Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine. Quarante-six de ces personnes en sont décédées et 1652 ont réussi à vaincre la COVID-19. Il restait deux personnes hospitalisées le 9 février, une de moins qu’une semaine avant.

D’autre part, le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, refuse d’accorder une entrevue à la suite d’une demande commune de plusieurs médias gaspésiens s’interrogeant sur les suites qu’il entend donner à la pétition lancée par un enseignant de l’école secondaire Antoine-Bernard, de Carleton, Donald Mathieu Robichaud.

L’enseignant s’inquiète de la possibilité qu’une proportion élevée d’étudiants de secondaire 3, 4 et 5 décroche, même certains premiers de classe, s’ils ne reviennent pas à l’école à temps complet. M. Robichaud croit que le faible nombre de cas de coronavirus dans la région justifie un retour à l’école en continu.

Au bureau du ministre Roberge, on précise pour justifier le refus d’entrevue que « nos décisions sont prises en fonction des recommandations de la Santé publique. Pour le moment, comme la situation est toujours fragile, nous maintenons les mesures en place. Comme nous l’avons affirmé, nous réévaluerons ces mesures dans quelques semaines. En attendant, il s’agit d’une recommandation de la Santé publique et nous écoutons l’avis des experts ».

Avec la collaboration spéciale de Johanne Fournier et de Steeve Paradis