La branche outaouaise de la Corporation des concessionnaires automobiles du Québec demande à sa cinquantaine de membres de réduire leurs heures d’ouverture afin de minimiser les impacts de la COVID-19.

COVID-19: les concessionnaires appelés à réduire leurs heures d’ouverture

La branche outaouaise de la Corporation des concessionnaires automobiles du Québec demande à sa cinquantaine de membres de réduire leurs heures d’ouverture afin de minimiser les impacts de la COVID-19.

Pour des raisons de santé publique, le président régional de la Corporation, Nader Dormani, demande aux 53 membres de la région de fermer leurs bureaux de vente à 18h au lieu de 21h. «Les membres peuvent décider s’ils suivent le mouvement ou non. Mais c’est ce qu’on leur suggère. C’est une question de santé pour le personnel, pour les clients, mais aussi une question économique.»

Le département du service, qui comprend les ateliers mécaniques, est considéré comme étant un «service semi-essentiel». M. Dormani précise que les membres peuvent se permettre de rester ouverts selon les heures normales. «Ce n’est pas un environnement où il y a beaucoup de passants. On demande à nos employés de manipuler les voitures avec des gants et d’être attentifs aux risques de propagation. On veut maintenir ce service pour permettre aux infirmières de rouler jusqu’au travail en tout temps...»

Le président régional de la Corporation, Nader Dormani

Comme plusieurs commerces, les concessionnaires automobiles sont frappés de plein fouet par la pandémie. «On en a pour au moins deux à trois mois de pertes», selon M. Dormani, qui répète que l’achat local est plus important que jamais. Certains concessionnaires ont commencé à faire des mises à pied, envoyant des vendeurs et des employés au chômage. «D’autres ont décidé de garder l’ensemble de leurs employés, car ils ne veulent pas être forcés de les recruter à nouveau une fois la crise passée. La pénurie de la main-d’oeuvre saura nous rattraper au jour ou l’autre.»

La Corporation révisera sa position aux deux semaines. «Pour l’instant, le gouvernement ne nous demande pas de fermer.