L’AFPC déplore que la directive sur le télétravail permette aux ministères et aux gestionnaires de décider eux-mêmes quand et comment autoriser le travail à la maison.
L’AFPC déplore que la directive sur le télétravail permette aux ministères et aux gestionnaires de décider eux-mêmes quand et comment autoriser le travail à la maison.

COVID-19: le plan de télétravail du gouvernement fédéral laisse à désirer, selon l’AFPC

L’Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC) n’est pas convaincue par le plan de télétravail du gouvernement fédéral alors que la pandémie de coronavirus continue de se faire ressentir partout au pays.

L’AFPC déplore notamment que la directive sur le télétravail permette aux ministères et aux gestionnaires de décider eux-mêmes quand et comment autoriser le travail à la maison. Le syndicat estime que cela créer une « approche fragmentée qui met nos membres et le public en danger ».

« L’AFPC a été très claire : quiconque n’a pas besoin d’être au bureau devrait pouvoir travailler à la maison, indique-t-on dans un communiqué. Nous exhortons le gouvernement à émettre une politique détaillée sur le télétravail à l’intention de tous les fonctionnaires fédéraux, à moins que le poste ne soit jugé essentiel, afin de limiter la propagation du virus. »

Ainsi, le syndicat demande à Ottawa de prendre certaines mesures pour assurer la sécurité et le bien-être des travailleurs de la fonction publique. Parmi celles-ci, l’AFPC demande notamment au gouvernement Trudeau de fournir des équipements de protection comme des masques et des gants à tous les travailleurs qui en ont besoin.

« En particulier le personnel de première ligne comme les agents des services frontaliers, les employés de Service Canada et les travailleurs du secteur postsecondaire, précise-t-on. Les membres de l’AFPC ont droit à un milieu de travail sain et sécuritaire, clame le syndicat. Nous travaillons étroitement avec les employeurs pour trouver des solutions. »

Et en parlant de solutions, certaines ont été annoncées par l’Institut professionnel de la fonction publique du Canada (IPFPC), samedi en fin d’après-midi, concernant les congés.

« Si vous êtes en bonne santé, mais que les autorités de santé publique vous obligent à vous isoler, veuillez envisager le télétravail avec votre responsable. Si le télétravail n’est pas possible, vous aurez droit à un congé payé, conformément à l’article Autre congé payé (code 699) de votre convention collective », a écrit le syndicat dans une note transmise à ses membres.

En ce qui a trait au travail à la maison, l’IPFPC souligne que « l’employeur s’efforce de faire preuve de la plus grande souplesse possible ».

Alors que la présidente du syndicat, Debi Daviau, avait exprimé des craintes concernant l’accès au serveur VPN et à la capacité de l’infrastructure informatique à assurer le télétravail, l’IPFPC indique avoir « reçu l’assurance que le Conseil du Trésor, Services partagés Canada et les dirigeants principaux de l’information s’efforcent de favoriser le travail à distance et de donner la priorité d’accès au réseau aux activités essentielles. »

Service correctionnel du Canada suspend ses visites

Ottawa a par ailleurs suspendu les visites du public aux détenus dans tous les établissements correctionnels fédéraux, samedi, afin « d’assurer la santé et la sécurité du public, des employés, des détenus et de leurs familles ».

Des appels par vidéoconférence et par téléphone seront mis à la disposition des détenus et de leurs proches afin de leur permettre de rester en contact.

À l’heure actuelle, aucun cas de la COVID-19 n’a été rapporté dans les établissements du Service correctionnel du Canada (SCC).

« Nous demeurons en contact avec les autorités de santé publique. Nous réévaluerons la situation régulièrement et fournirons des mises à jour au fur et à mesure qu’elle évolue », a indiqué le SCC.