Le milieu communautaire de Québec et de Chaudière-Appalaches compte maintenant sur une banque de 5000 noms pour traverser la crise de la COVID-19. Sur la photo: la popote roulante à Lévis
Le milieu communautaire de Québec et de Chaudière-Appalaches compte maintenant sur une banque de 5000 noms pour traverser la crise de la COVID-19. Sur la photo: la popote roulante à Lévis

COVID-19: l’appel aux bénévoles entendu 

L’appel d’urgence aux bénévoles lancé à la mi-mars par les organismes d’aide aux démunis a trouvé écho dans la population. Le milieu communautaire de Québec et de Chaudière-Appalaches compte maintenant sur une banque de 5000 noms pour traverser la crise de la COVID-19.

«C’est amplement suffisamment pour répondre aux besoins de tous les organismes.» Thierry Durand, directeur général du Centre d’information et de référence sur les services communautaires, le 211, affichait un ton de voix plutôt satisfait lundi. 

Un premier appel d’urgence fait le 13 mars a convaincu 500 citoyens de soumettre leur candidature comme téléphoniste bénévole au 211. Un second appel, jumelé à la mise en ligne du site Jebenevole.ca, a créé une seconde vague de dépôt de candidatures de personnes intéressées à effectuer diverses tâches dans les organismes d’aide de la Capitale-Nationale et de Chaudière-Appalaches. La banque compte maintenant 5000 noms, dont 2800 pour Québec et Lévis.

«Ça va du transport alimentaire aux services en santé mentale en passant par l’itinérance», explique M. Durand. À Québec seulement, La Maison L’Auberivière et la Fondation Gilles Kègle avait fait une sortie publique pour expliquer les impacts du manque de bénévoles sur leurs activités.

La situation s’explique du fait que des bénévoles ont mis un frein à leur implication parce que plusieurs sont âgés de plus de 70 ans. Les risques de complications et de mortalité liés à la COVID-19 sont plus grands pour eux. 

«On a des bénévoles en masse. C’est une très bonne nouvelle. Maintenant, le défi est de les maintenir mobilisés», avoue le dg. Des lecteurs qui ont soumis leur nom ont expliqué au Soleil n’avoir jamais été contactés. M. Durand précise qu’il était impossible jusqu’ici de le faire individuellement. «Je leur dis qu’ils sont comme des pompiers volontaires. S’il y a un feu, vous serez appelé. Dans l’attente, demeurez prêts à intervenir», demande-t-il.

Sans compter que certains deviennent frileux à effectuer du bénévolat au fil des restrictions qui s’ajoutent et de la hausse du nombre de personnes infectées. Surtout les tâches qui impliquent un contact direct avec les bénéficiaires de services. «Le gouvernement ajoute une nouvelle règle et ça change la donne», avoue le directeur général.

Nourrir, avant tout

Le principal défi en ces temps de pandémie et de confinement est de s’assurer que les personnes démunies reçoivent aussi de la nourriture. Parallèlement aux services des banques alimentaires, la Ville de Lévis a coordonné la mise en place d’un service de livraison par des bénévoles des commandes faites dans les supermarchés de son territoire. «La Ville a appelé tous les épiciers. Nous, on fournit les bénévoles. Une livraison peut coûter 30$ ou 50$. Nos bénévoles le font pour une fraction de ce prix», raconte encore M. Durand, qui envisage la possibilité d’offrir ce service sur le territoire de la Ville de Québec.