«Que tant de travailleuses et de travailleurs du réseau soient infectés indique qu’il y a un problème quelque part avec les mesures de protection », estime la présidente du SPTSSS, Nicole Cliche.
«Que tant de travailleuses et de travailleurs du réseau soient infectés indique qu’il y a un problème quelque part avec les mesures de protection », estime la présidente du SPTSSS, Nicole Cliche.

COVID-19: de meilleurs équipements de protection réclamés dans les CHSLD

Élisabeth Fleury
Élisabeth Fleury
Le Soleil
Un syndicat du CIUSSS de la Capitale-Nationale réclame un rehaussement des mesures de protection des employés dans les CHSLD, «car celles-ci n’ont pu prévenir jusqu’ici l’éclosion massive de cas dans de nombreuses résidences».

Dans un communiqué diffusé jeudi, le Syndicat des professionnèles, techniciennes et techniciens de la santé et des services sociaux (SPTSSS-CSN) explique que ses membres prêtent main-forte aux préposés aux bénéficiaires des CHSLD, dont plusieurs sont aux prises avec des éclosions. 

Une seule éclosion peut forcer le remplacement d’entre 50 et 75 employés par semaine, calcule le SPTSSS.

Si le syndicat comprend que l’employeur déplace les professionnelles et les techniciennes vers les CHSLD, il s’inquiète de constater que plusieurs de ses membres y ont été infectées. «Que tant de travailleuses et de travailleurs du réseau soient infectés indique qu’il y a un problème quelque part avec les mesures de protection », estime la présidente du SPTSSS, Nicole Cliche.

Selon le syndicat, le CIUSSS «s’entête à se contenter des mesures exigées par l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ), lesquelles ne sont manifestement pas suffisantes».

Pour éviter que les travailleurs de la santé tombent malades ou deviennent des vecteurs de contamination, le syndicat préconise de fournir des masques N95 à tous les employés d’un établissement où une éclosion survient, et ce, pendant au moins une semaine. 

Tous les employés d’une établissement frappé par une éclosion devraient également être testés pour la COVID-19 chaque jour pendant une semaine, demande le syndicat, qui réclame la même chose pour tout employé affecté à une zone froide après un passage en zone chaude.

Le syndicat se dit «conscient que ces éléments ne sont pas exigés à l’heure actuelle par l’INSPQ». «Or les mesures actuelles n’ont pas empêché des éclosions massives et rapides de survenir», insiste le SPTSSS. 

«Nous ne pouvons pas attendre les démonstrations scientifiques complexes avant d’agir», estime Nicole Cliche.