Léa Harvey est coincée au Pérou. La résidente de Québec doit rester dans son auberge de jeunesse pour les quinze prochains jours, interdiction de sortir même pour faire l’épicerie.

Coincée au Pérou, une résidente de Québec souhaite de l'aide du gouvernement

Léa Harvey est coincée au Pérou. La résidente de Québec doit rester dans son auberge de jeunesse pour les quinze prochains jours, interdiction de sortir même pour faire l’épicerie. Son retour à la maison demeure incertain.

Le président du Pérou a annoncé dimanche soir la fermeture des frontières pour lundi à minuit. Léa avait 24 heures pour trouver une solution.

«Les vols possibles vers Montréal sont tous vendus, ils sont 2000 $ minimum avec deux escales dans certaines villes qui ont fermé les frontières», a-t-elle écrit par message au Soleil.

Léa doit donc demeurer dans son petit hôtel pour les deux prochaines semaines, si elle sort, elle ne peut plus rentrer. Elle avait pourtant un billet de retour pour revenir le plus rapidement possible, comme l'avait demandé le gouvernement du Canada. Un vol de Cuzco vers Québec mardi soir, donc trop tard pour l'utiliser. 

«Certains hôtels à Cuzco ont fermé complètement, laissant seulement quatre heures aux voyageurs et voyageuses pour se trouver un autre hébergement. Doivent-ils dormir dans la rue s’il n’y a plus de places dans les hostels? Bref, je suis en sécurité et j’ai tout ce dont j’ai besoin. J’espère que le gouvernement agira d’une quelconque façon, qu'ils fassent quelque chose pour venir nous chercher.»

Heureusement, elle n’est pas seule. Elle et trois autres Québécois rencontrés au Pérou se retrouvent dans la même situation, ils se tiennent ensemble. Parmi eux, un autre résident de Québec, Owen Bouchard.

Léa essaie depuis lundi matin de contacter l’Ambassade du Canada, afin d’obtenir de l’aide de son pays. Aucune réponse claire. L’ambassade pourra les aider si le groupe manque de nourriture, mais pas d’information concernant un possible retour à la maison en sécurité.  

En isolement, ils remarquent par la fenêtre que d’autres voyageurs tentent d’entrer dans l’auberge de jeunesse pour y trouver refuge. L’accès ne leur est pas accordé. Les policiers se promènent même pour ordonner à tout le monde de rester à l'intérieur.

La voyageuse s’était envolée pour le Pérou au début du mois de mars, avant que la crise prenne une tournure plus importante. «Je ne pensais pas que la situation allait dégénérer aussi rapidement en Amérique du Sud, il n’y avait pas beaucoup de cas quand je suis partie. Je me sentais heureuse de réaliser un de mes rêves d’avoir été sur les cinq continents avant mes 25 ans», a-t-elle aussi confié au Soleil. 

Le Pérou avait d’abord fermé ses frontières aux voyageurs de l’Europe et de l’Asie. Tout comme le Canada, la situation a évolué très rapidement. 

L’Argentine et la Colombie ont aussi choisi de fermer complètement leurs frontières. Le président péruvien a aussi fait savoir que le pays avait enregistré 71 cas de coronavirus jusqu’à présent.